" Unir pour Agir " : l'actualité

 

Nouadhibou-Nouakchott

 

04 au 06 janvier 2003

 

 

 

la grande force du désert.

 

 

cordon de dune

 

Après une bonne nuit de repos à l’auberge du Sahara, la matinée a été consacrée au ravitaillement, lavage des vêtements et connection internet ainsi que la préparation de la Marcelmobile et du Land Rover.   Après un bon tiéboudien, riz au poisson plat sénégalais, il est 15 heures quand notre guide donne le départ d’une aventure quelque peu appréhendée par l ‘équipe mais aussi très attendue. A peine sortie de la ville, l‘aventure commence.
 
on bichonne les véhicules
.
le plein de l’eau, c’est la vie.


Notre première rencontre : les passagers d’un camion anglais à demi enfoncé dans les sables mouvants car ils ont voulu tenter la traversée sans guide. Résultat : plusieurs heures perdues et une facture de mille dollars. Pour nous, tout va bien, Ahmed, notre guide, maîtrise la situation . nous pouvons donc profiter du paysage sans inquiétude. Il est 18h30 lorsque nous commençons notre footing qui se terminera la nuit tombée. "

La température a elle aussi chuté. Ahmed estime qu’il n’est pas prudent d’aller plus loin mais il n’est pas question de poser le camp n’importe où car la nuit le désert ne l’est pas tant que cela. La piste fait 15 km de large la circulation n’est pas si importante mais poser nos tentes n’importe où reviendrait à prendre beaucoup de risques. 10 km plus loin nous pouvions monter le campement en toute sécurité, le seul inconvénient, les camions qui circulent la nuit perturbent quelque peu notre sommeil. Le soleil accompagne notre lever ce qui n’empêche pas nos tentes d’être complètement trempées par la rosée, puis très rapidement le brouillard se lève mais cela ne durera pas et la journée promet d’être belle et chaude. Ahmed connaît le terrain mais aussi les jolis coins il ne manque pas de nous en faire profiter, notre premier cordon de vrais dunes sera mémorable , toute l’équipe fait des roulades comme des enfants sur une grande dune.
interville dans le désert



2ème grande émotion face à un troupeau de dromadaires , l’occasion pour une partie de l’équipe de faire son baptême de dromadaires.

Mais il est tant de reprendre la piste et de filer 250Km vers un village de pécheurs. Auparavant nous avons bien entendu déjeuner sous le seul arbre qui donnait de l’ombre à l’étendue de dunes. Au menu : omelette aux marrons et aux pommes.

C’est du village de pêcheurs que part le footing et nous dormirons tous ensemble à l’abri d’une vaste tente typiquement mauritanienne.

Malgré une journée bien chargée, Bertrand et Lionel n’ont pas hésité à faire 40 Km pour aller chercher du poisson à peine sorti de l’eau : dorade rose, grise et turbo. Joëlle a préparé le feu sur les braises duquel ont été cuits ces poissons.

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Certains dés l’aube ont pris un bain en guise de douche et nous avons repris la route de Nouakchott bordée de magnifiques dunes pour autant elle n’est pas monotone. Ahmed nous a donné une belle leçon de conduite en faisant évoluer la Marcelmobile en se fiant à la couleur du sable et au vent, plus le sable est sombre plus il est porteur.
Quant à la Land Rover de Bertrand elle est sur son terrain de prédilection. En 500 km , notre guide ne s’est ensablé que 2 fois alors que la veille nous nous étions planté 15 fois en quelques kms.
un de nos ensablements avant de prendre Ahmed, notre guide


Dans la Marcelmobile, chacun vante la dextérité d’Ahmed et quand bien même sa façon de conduire en effraie quelques unes. Du sable, du sable, du sable certes mais le paysage est loin d’être monotone la végétation change au fil des km les couleurs aussi et quelques dromadaires isolés accompagnent notre route et celle ci sera malheureusement fatale à quelques baroudeurs moins chanceux que nous leur véhicule ayant rendu l’âme au milieu de nulle part.
Lionel décide de faire le footing dans ce sable mou ô combien difficile et sous une température de plus de 30°.

On déjeune alors que le banc d’Arguin se termine, il nous reste 200km à parcourir jusqu’à la capitale de la Mauritanie.

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Mais point de 4 voix pour s’y rendre ni d’autoroute. Et pour cause il faut attendre que l’océan atlantique descende pour suivre la plage. Le spectacle est de nouveau à la hauteur.
Quel contraste : à droite la mer, 20 mètres plus à gauche les dunes de sable. Alors que quelques Km avant nous avons croisé flamant rose , pélican et un aigle à tête blanche, espèce rare selon Ahmed. Notre route est ouverte pas l’envol de goëlands tandis que les plus observateurs ont pu apercevoir des dauphins.
 
envol de goëlands


50 km plus loin ,la Marcelmobile quitte le 4X4 de Bertrand et celui de nos amis . " la Marcelmobile est obligée de prendre une autre piste, Ahmed est formel, " je ne prends pas la responsabilité de la conduire dans le sable mou et les rochers " seuls restent les deux Land Rover . De fait, Ahmed avait raison quelques passages sont particulièrement délicats à tel point que les deux 4X4 s’ensableront. Tous les coureurs sont réunis dans les véhicules tout terrain car Lionel a prévu un footing pour accompagner le coucher du soleil. Nous terminerons les 80 derniers Km de nuit alors que la mer remonte. Autre danger outre les grosses pierres : les câbles qui amarrent les bateaux, il faut redoubler de vigilance ce qui n’empêche pas les vagues de submerger la voiture. C’est sur un tapis de crabes que nous arrivons à Nouakchott. Nous retrouvons la Marcelmobile qui a pris un chemin de traverse, particulièrement poussiéreux. Après le calme du désert, le brouhaha de la ville. les yeux encore émerveillés par la magie du désert c’est devant un bon bœuf bourguignon que nous concluons notre traversée du désert. Il nous reste 400 km pour arriver à Saint Louis.

 

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