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Didier MARIE, Président du Département de Seine-Maritime, a souhaité mettre en œuvre des partenariats avec des associations dans le but de proposer des actions pédagogiques destinées à l’ensemble des collèges de Seine-Maritime. Afin de sensibiliser d’une part les collégiens de Seine-Maritime à une action à la fois humanitaire, solidaire, intergénérationnelle et sportive et d’autre part d’apporter le soutien à cette opération d’entraide, le Département de Seine-Maritime accorde à l’association Les Amis du Monde une aide de 8 000 € pour la mise en place des interventions dans 12 collèges. |
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Alain Le Vern, Président de la Région Haute-NormandieLa Région encourage les actions qui valorisent la solidarité et l’entraide entre les peuples. C’est pourquoi, la Haute-Normandie soutient Lionel Groult à travers son engagement dans l’association les amis du monde depuis de nombreuses années. Le Raid qu’il nous propose aujourd’hui nous emmènera jusqu’en Biélorussie au contact des enfants touchés par la catastrophe de Tchernobyl. Chacun est invité à accompagner cette aventure en suivant quotidiennement son évolution sur le site alimenté par les lycéens de notre Région. Défi sportif et humain qui valorise la formation professionnelle des jeunes - première compétence de la Région - ce périple est une leçon de vie à chaque kilomètre parcouru. |
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J’étais vétérinaire à Sablé-sur-Sarthe, dans la Sarthe. Je suis arrivé à Forges-les-Eaux en 1972, pour un remplacement d’un mois, et je suis toujours là ! J’ai été élu conseiller général en 1994. Je suis député depuis 2002 et maire de Forges-les-Eaux depuis 1995. Forges-les-Eaux, c’est 3 465 habitants. La ville est située à 45 km de Rouen, dans le Pays de Bray. C’est une station verte de vacances labellisée « Plus Beaux détours de France », forte de quelques symboles : la porte de Gisors, le casino et les statues des Trois Grâces au bord du lac, sculptées par Jean-Marc Depas. Cette station a surtout été rendue célèbre pour le thermalisme. Elle attire des touristes depuis la région parisienne jusqu’aux côtes anglaises, sans oublier les Belges grâce à un patrimoine riche, notamment le parc Mondory (cellier du XVIIIe), de nombreuses façades de maisons xviie et xviiie siècles ; sans oublier d’importantes infrastructures touristiques comme le grand casino, le Club Med et un VVF (Village Vacances Famille). La ville est dynamique par ses concerts et spectacles, mais se veut également solidaire de sujets importants et de projets ambitieux. C’est ainsi qu’en tant que maire je soutiens depuis plusieurs années les projets des Amis du Monde à travers le cycliste Lionel Groult. D’abord parce qu’il a beaucoup d’idées et d’ambition, mais aussi parce qu’il prend toujours des sujets extrêmement difficiles, extrêmement périlleux ; et il réussit l’ensemble de ce qu’il fait. C’est pour cela que la ville reste fidèle à cette association. |
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Après des études de lettres et une période d’enseignement de six ans, je rentre à Cora en 1974, franchisé Carrefour à l’époque. Après avoir été chef de rayon, puis chef de département à Nancy et à Reims, je deviens sélectionneur (équivalent à acheteur) à la centrale d’achat, puis passe directeur adjoint et enfin directeur. J’ai occupé ces fonctions à la centrale d’achat jusqu’en 1996. Une de mes activités a été le service import, en liaison directe avec les pays d’Asie, et plus particulièrement la Chine et Taiwan. Enfin, après avoir été directeur de Cora Vichy pendant huit ans, je deviens directeur de Cora Évreux en 2003. C’est le sixième soutien de Cora Évreux aux actions des Amis du monde (deux « Route 66 », deux « Roues libres sur l’Afrique », « La grande Dame des Andes » et « Tous ensemble »). Les raisons : En premier lieu, la personnalité charismatique de Lionel Groult et j’ai avec lui des liens extraordinaires. De plus, sa démarche est très positive car il refuse l’assistanat et souhaite que les raideurs aient une action citoyenne et s’investissent. En second lieu, le projet des Amis du monde est un beau projet, surtout qu’il s’adresse à des enfants en Biélorussie. La troisième raison : dans le cadre du Mois du Cœur (lien), l’enseigne Cora choisit une association, à but caritatif essentiellement, et la soutient. L’enseigne change de partenaire associatif tous les deux ans. C’est pourquoi, la première année (septembre 2005 à septembre 2006), nous aiderons l’association Paletot à financer des cures de pectine de pomme pour les enfants contaminés par les retombées du nuage de Tchernobyl ; et de septembre 2006 à septembre 2007 nous aiderons l’association Les Portes de l’Espoir qui combat la famine en Éthiopie, en relation avec un nouveau raid des Amis du Monde. Mais Cora, c’est aussi le développement durable avec, par exemple, la construction d’un pavillon d’apprentissage psychomoteur au village des enfants handicapés de la province de Bac Giang (Vietnam). Cora participe activement à la vie régionale, cette volonté se traduit par de nombreuses actions en partenariat avec les acteurs locaux, dont l’ALM Évreux, l’UV Évreux, ainsi que les pongistes ébroïciennes. Sur un plan personnel, j’ai été stagiaire gardien de but dans les années 70 à l’AS Nancy Lorraine. Mes loisirs se résument ainsi : farniente, lecture, et musique classique et contemporaine. |
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Claude Grégoire, père de trois garçons : je suis originaire du Nord de la France. Je suis arrivé à Tours il y a vingt ans, par hasard, après un court passage à Montpellier. J’ai démarré mon parcours professionnel chez MBK. Puis, j’ai créé Starway en 1985. Christine Gouron, tourangelle pure souche, diplômée en langues et commerce international : c’est en 1991 que je suis entrée dans le domaine du vélo en intégrant la société Starway auprès de M. Grégoire. Ensuite, quand il a créé une société de trading ou repris Véléclair, j’ai suivi. Starway, c’est donc deux personnes. Nous faisons surtout de la R & D (recherche et développement) en partenariat avec l’école d’ingénieurs de Tours (Polytech), l’université de Poitiers et le CRITT. Notre actualité, c’est la mise en ligne d’un site commercial le 15 septembre où l’on pourra acheter des cadres et des fourches. Vous y trouverez aussi notre nouveau projet : un système de transmission pour vélo d’enfant (une ellipse qui permet d’avoir deux développements), médaillé d’Or au concours Lépine. C’est quelque chose qui est en train d’aboutir et que l’on va tenter de commercialiser au Salon de Friedrichshafen. La fabrication des produits est quant à elle réalisée essentiellement à Taiwan et en Chine qui représentent aujourd’hui 95 % du marché mondial du cycle. Ce quasi-monopole a démarré dans les années 70. Quand on a arrêté de souder les cadres en Europe, les Chinois se sont emparés du marché qu’ils ont finalement pratiquement récupéré. À l’heure actuelle, ils réalisent toutes les pièces, y compris les pneus. Cette année, on va finir sur le vélo d’enfant et l’an prochain nous attaquerons sur un projet de vélo à assistance électrique. D’ailleurs, je pense qu’on confiera à certaines personnes du raid des vélos électriques. À ce titre, quand vous observez le parc circulant en Chine, vous y trouvez environ 30 % de vélos à assistance électrique, c’est-à-dire que les ouvriers chinois possède des vélos à assistance électrique coûtant moins de 200 €. Aujourd’hui, ce qui freine, et c’est bien dommage, l’arrivée du vélo électrique sur le marché européen, c’est le prix : 1 000 € c’est pourquoi nous allons étudier ce marché. Quant à notre partenariat avec les Amis du Monde, c’est en rachetant la société Véléclair de Dreux que nous avons rencontré Lionel Groult. Il faisait partie du « package ». On s’est aperçu que le personnage était intéressant, que ce qu’il faisait sortait de l’ordinaire. Ce qu’il fait nous permet d’expliquer aux gens ce que les produits peuvent supporter. Ce qu’il fait, sa volonté, c’est une image qu’on aime bien voir. En plus, c'est un bon reporter des pays qu’il traverse et les conférences qu’il donne dans les écoles sont très utiles. Cela fait dix ans que nous suivons les Amis du Monde et nous avons décidé de ne jamais couper le fil. Auparavant, on a fourni des vélos, mais la commercialisation n’a pas pu se faire. Là, on va tenter l'expérience d’Internet et, en liant ce que fait Lionel avec les produits, nous pensons que cela pourra donner confiance au consommateur. Sur un plan personnel, Claude Grégoire aime bien le tennis, mais le travail revient toujours au devant de la scène car, puisque c’est une passion, il est devenu un hobby ; quant à Christine Gouron, elle pratique un peu le vélo, le tennis, la gym, la natation ; mais surtout beaucoup la lecture, essentiellement de romans. |
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Après des études de mathématiques et techniques, puis un passage dans l’enseignement en tant que professeur, je rejoins la grande distribution où je resterai quatorze ans, puis le commerce international pour sept ans. C’est ensuite que je décide de tenter une nouvelle aventure professionnelle en devenant franchisé sous l’enseigne Mc Donald’s. Je suis locataire gérant de deux restaurants actuellement. Évidemment, je suis souvent sollicité en raison de mon engagement auprès de plusieurs associations, tant dans le domaine sportif qu’humanitaire. Je connais Lionel et suis un de ses partenaires depuis dix ans. L’aventure a commencé avec le raid de la Route 66 parti de Chicago, siège de la société Mc Donald’s. Ce que je trouve remarquable dans le nouveau défi, « Tous Ensemble », c’est la possibilité aux jeunes engagés d’être valorisés à travers le sport, l’entraide et la formation professionnelle. Il faut être un sacré chef d’orchestre pour mener à bien ces aventures. Je le ressens quotidiennement dans mon métier auprès de ma centaine de collaborateurs. D’ailleurs, une de mes plus grandes satisfactions, c’est de donner à chacun, par le biais d’une première expérience au sein de l’équipe, une découverte du monde du travail. |
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En l’espace d’un instant, on sent chez lui une sincère motivation pour le projet, mais avant tout une volonté de supporter des initiatives dynamiques, personnelles ou collectives mêlant les compétences de chacun, favorisant l’esprit d’équipe et d’entraide. Son expérience de la vie a su détecter dans Lionel LE sportif du cœur ; c’est sûrement parce qu’Hervé a une vie bien remplie de tout ce qu’il a pu vivre jusque là et de ses aventures actuelles : Le Central, Le Drakkar, Les Mouettes et L’Annexe ! Avec cette réussite, inutile de vous dire que les jours de congés et les vacances sont peu fréquents dans l’agenda. Fort de ses 90 employés, Hervé se plaît à soutenir les projets de gens comme Lionel qui veulent prouver qu’en se bougeant un peu plus, ou même beaucoup plus que d’habitude, on peut arriver au bout de ses espérances, malgré les embûches qui vont avec. Le seul mot d’ordre : en vouloir !!! Par son partenariat, Hervé veut s’inscrire dans le message suivant : aider, s’investir financièrement, physiquement, moralement. Peu importe la manière, pas de jugement, ce qui compte, c’est qu’aux yeux de celui qui agit il s’agisse bien d’un geste participatif et non d’une libération de conscience. Hervé reste un homme qui croit en la vie et en l’entraide. |
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Jean-François Marisy, directeur de l’agence Prima Normandie (groupe Primagaz). |
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J’ai arrêté l’école à 15 ans et demi et commencé à travailler à 16 ans. Entré chez Mc Do en 1986 comme équipier au sein du restaurant de la rue du Gros horloge à Rouen (premier restaurant de l’agglomération), j’ai gravi les échelons petit à petit jusqu’à devenir directeur en 1990. Après six ans passés au restaurant de Barentin, j’ai passé deux ans en formation au siège régional afin de devenir franchisé. J’ai ouvert le restaurant du Mont-Ecouyer* (60 collaborateurs) le 15 décembre 1999 et mon deuxième restaurant est ouvert depuis bientôt deux ans au Mesnil-Esnard. Il comprend 35 salariés et deux personnes au bureau. Au nom de l’enseigne, j’ai différents partenariats : le triathlon de Rouen (maillots), un athlète de course à pied de niveau national, Georges de Aruso*, un team de karting de quatre pilotes, du volley féminin et autres évènements ponctuels. Par rapport au défi des Amis du monde, en termes d’image, j’aime bien le projet en tant que tel. On n’attend pas spécifiquement des retombées financières, mais cela prouve qu’au sein d’un géant américain il y a des gens qui ont leur propre façon de penser. Sur un plan personnel, je pratique le sport en général depuis de nombreuses années en passant par un sport études tennis. Je suis depuis trois ans licencié de triathlon, catégorie Ironman, c’est-à-dire les trois disciplines de triathlon, mais en plus extrême : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Et tout cela dans la même journée. C’est une véritable passion et le sport me permet d’évacuer mon stress, de mieux gérer certaines situations conflictuelles avec les gens. Je suis plus serein, plus calme, c’est mon bien-être, en fait. Enfin, grâce à cela, je pourrais me définir comme quelqu’un de sérieux à tous points de vue et de juste. |
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À la base, j’ai une formation de prothésiste dentaire. J’ai été commercial dans l’agroalimentaire, puis dans la lingerie féminine et le prêt-à-porter. J’ai d’ailleurs créé des lignes de vêtements de sport. Tout cela me vaut d’être surnommé “ l’homme aux 40 métiers ” Je deviens locataire gérant de mon premier restaurant Mc Donald’s en 1994 à Mondeville, puis j’ai pris en charge ceux d’Ifs, de Vire et de Flers. L’effectif complet de mes restaurants est de 250 personnes en pleine saison. Mes différents partenariats sont financés grâce à 3 % du chiffre d’affaires total des quatre restaurants. Je répartis la somme dans des petits clubs de basket, de foot, de rugby, des écoles de cyclisme et l’association des Amis du monde, mais avec toujours avec le même mot d’ordre : pour les jeunes ! J’ai déjà soutenu cinq raids des Amis du monde. Je porte un véritable intérêt pour les défis comme celui de cette année qui valorise des jeunes de tous horizons et leur permet d’évoluer dans des projets professionnels. J’ai moi aussi, dans ma jeunesse, pratiqué une activité sportive à travers la boxe (à Darnétal) et le foot au FC Rouen. Sportif dans l’âme, je suis avant tout un passionné et j’apprécie également la natation, les randonnées équestres ou pédestres (en montagne), mais par-dessus tout le vélo que je pratique dans mes moments libres. Je parcours en moyenne des étapes de 80 km car j’aime souffrir sur un vélo. C’est d’ailleurs pour cela que j’essaierai, si j’en ai le temps, de rejoindre l’équipe du raid à Prague pour faire une ou deux étapes à vélo. |
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J’ai 41 ans, suis marié et j’ai deux enfants. J’ai commencé ma carrière en vendant des voitures. C’est à trente ans que je deviens directeur d’un restaurant Mc Donald’s à Rouen. Voulant etre franchisé, j’obtiens Touques en 1996. J’ai ouvert depuis trois autres restaurants dans le Pays d’Auge : Lisieux en 1999, Dives-sur-Mer en 2001 et Pont-Audemer en 2003, ce qui implique un fort effectif en période estivale, dont je confie la responsabilité à mes proches collaborateurs. Pour que cela marche bien il faut beaucoup dialoguer, communiquer et permettre au meilleurs d’entre eux de gravir des échelons jusqu’au niveau national ou européen comme Denis, ancien équipier, ou Ludovic devenu mon bras droit. Je fais beaucoup de sponsoring dans le basket, le foot, le rugby et l’escrime. Dans le domaine culturel, je suis partenaire des Tréteaux de Touques (animations musicales) appréciés par tous les estivants de la Côte Fleurie. Pourquoi le partenariat avec les Amis du monde ? Pour privilégier l’approche pédagogique en impliquant les jeunes comme acteurs du projet et non comme simples consommateurs. Ce projet s’intègre parfaitement dans le profil de la clientèle des restaurants. Parmi mes hobbies, on trouve le golf, le tennis et maintenant le vélo. |
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Après un début de scolarité chaotique, je suis entré dans l’enseignement technique à l’institut Lemonnier de Caen, dont l’encadrement des pères Salésiens était assez dur, mais qui m’a été profitable. J’en suis sorti avec un CAP de carrossier grâce auquel j’ai été embauché chez Citroën à Rennes. Au bout de six mois, j’ai pu travailler su les prototypes des nouveaux véhicules de série. Cependant, quand je voyais la vie de mes collègues, je me disais : « J’ai 18, 20 ans, j’espère faire mieux ou voir autre chose. » C’est comme ça qu’à 23 ans j’ai pris un billet aller simple pour le Canada et je suis parti avec 3 000 F en poche. J’y ai découvert un monde particulier, mais, quand on est à l’étranger, on n’a plus aucune contrainte, ni familiale, ni sociale. Là-bas, j’ai appris le métier de bijoutier grâce à mes capacités manuelles. Cette nouvelle compétence m’a permis d’ouvrir une boutique, puis une deuxième ; et pendant dix ans j’ai été bijoutier créateur et orfèvre, travaillant uniquement sur commande. Au Canada, je me suis marié avec une Française que je connaissais auparavant et nous avons donné naissance à deux filles. Après dix ans, on a décidé de revenir car, malgré tout, c’est un peu un réflexe animal, on aime bien mourir là où on est né. C’est en France que naîtra notre troisième fille. J’ai eu beaucoup de mal à me réhabituer à la vie française. Ce qui était pesant, c’était les clichés, les classes sociales qui n’existent pas au Canada, le regard des autres, leur jugement sur l’apparence physique, vestimentaire, l’impression d’être toujours surveillé par tout le monde. On a cherché une entreprise à acheter, mais nous n’avions pas suffisamment les moyens, même si nous revenions avec un peu d’argent. Et puis c’était l’époque où Mac Donald’s s’implantait en France et cherchait des locataires gérants pour ouvrir des restaurants. Peu de gens connaissaient Mac Do, moi je connaissais bien car j’y allais parfois avec les enfants au Canada. C’est comme ça que je me suis dit : « Finalement, ce serait bien de faire un commerce à l’américaine en France. » J’étais très en phase avec eux quand je les ai rencontrés. J’ai donc fait acte de candidature et, après une formation, j’ai ouvert mon premier restaurant en 1987 dans le centre ville de Caen. C’était le 50e restaurant en France et je devenais le 16e franchisé français. Puis, j’en ai ouvert six autres : Bayeux, Hérouville-Saint-Clair, Caen Côte-de-Nacre (2), Bretteville-sur-Odon et Ouistreham, totalisant 380 salariés. Dans chaque établissement, la structure est la même : un restaurant = un directeur. J’ai pris moi-même le soin de former les équipes d’encadrement. Avoir un directeur par établissement me permet de prendre du recul et, quelque part, de promouvoir les gens. Par exemple, vous vous souvenez de Paulette, l’Américaine, qui m’est restée fidèle puisqu’elle est directrice aujourd’hui. Je l’ai embauchée à l’époque car j’ai vu qu’elle avait une certaine maturité, un charisme et une personnalité qui ne m’ont jamais déçu. Sur le plan personnel, je suis vice-président du club d’aviron de Caen (trois fois champion de France cette année). Je pratique l’alpinisme, la randonnée et le semi-marathon. J’ai 54 ans et le sport me maintient en forme. J’apprécie surtout les activités d’extérieur car j’ai besoin d’être dehors : quand je suis à la montagne, je prends un téléphérique et je marche tout droit avec mon sac à dos. J’aime bien voir loin, être au frais, pique-niquer et dormir à la belle étoile. Par rapport au raid, j’avais déjà soutenu la première « Route 66 » en 1994. À l’époque, quand j’ai rencontré Lionel, à la personnalité particulière mais attachante, j’ai cédé. Il sait ce qu’il veut et ce qu’il fait est bien, on n’a donc pas envie de lui dire non, surtout que le projet pour les enfants biélorusses, c’est la cerise sur le gâteau. Je suis impressionné. Et puis j’ai appris que vous emmeniez des jeunes en formation. Il est certain qu’ils vont y trouver leur compte, en plus de souvenirs inoubliables. J’ai moi-même vécu une expérience qui m’a profondément marqué : mon père nous avait inscrits, mon frère et moi, au Rallye Citroën Paris-Kaboul-Paris. Nous étions le plus jeune équipage, j’avais deux mois de permis et mon frère 19 ans. On est parti pour Kaboul à cinq cents voitures (2 CV et Méharis, dont la moitié n’est pas revenue) en passant par Istanbul et Téhéran, où nous avons été reçus par le Shah d’Iran). Puis, nous sommes revenus en sens inverse. Grâce à ce genre d'expérience, et j’espère que les raideurs vivront la même chose, j’ai compris que le monde n’était pas si grand, qu’en trois semaines on avait pratiquement fait un demi-jour du monde (16 500 km), que les gens étaient toujours accueillants et que tous les pays étaient sympas à découvrir. Du coup, je crois que c’est grâce à cette aventure que je me suis décidé à partir au Canada et que, de retour en France, j’ai osé ouvrir mon premier Mac Do. |
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Dominique HAUG, 57 ans, Directeur du M.I.N. de ROUEN
Ingénieur en agriculture et passionné par le commerce et la logistique, j'ai pris la Direction du Marché d'Intérêt National de Rouen en 1999 après un long passage sur les M.I.N. de Toulouse et d'Angers. Soutenu par les Collectivités locales (Région, Conseil Général, Agglo. et Ville de Rouen) mais aussi par les filières agroalimentaires, nous avons mis en place un plan de développement important du M.I.N. avec comme axes stratégiques la modernisation et la diversification alimentaire. Un programme d'investissement de 15 millions d'€uros en 7 ans, a permis aujourd'hui au M.I.N. d'être la référence alimentaire pour un maximum d'opérateurs de la filière. En chiffres, le M.I.N. représente 54 entreprises, 800 personnes et 220 millions d'€uros de chiffre d'affaires. La sécurité alimentaire et la qualité au cœur des préoccupations de notre institution, ne pouvaient pas nous laisser indifférents aux actions de l'association PALETOT et au soutien de la logistique du Raid « tous ensemble » soutenu par les Amis du Monde . |
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J’ai 34 ans. Je me suis mariée en juillet et suis devenue Patricia Gille. Je suis originaire de Rouen, j’y ai passé un BTS assurances et je travaille dans ce domaine depuis douze ans. J’ai commencé dans un cabinet de courtage Rouennais comme salariée pendant cinq ans. Et puis, comme j’avais besoin de davantage de relationnel, je suis devenue chargée de mission pour le groupe Azur et me suis retrouvée à sillonner la France pour gérer des agences. Ainsi, je suis passée par Sarreguemines, Bordeaux, Grenoble et Crémieu (Isère) où je suis restée quatre ans avant de revenir en janvier 2006 prendre mon poste actuel en Normandie car, je l’avoue, la Région me nanquait. Mon mari étant lui-même originaire de Dieppe, nous avions envie de revenir « chez nous ». Je suis donc agent général d’assurances, c’est une profession libérale. Nous sommes deux dans l’agence : Annie Elouart, ma collaboratrice présente depuis 29 ans, et moi-même. Annie et moi nous entendons très bien, notamment parce que nous avons la même approche du travail, c’est-à-dire qu’avant tout les clients doivent être satisfaits de notre prestation, qu’ils restent chez nous ou pas – parce qu’on peut parfois ne pas être d’accord sur les conditions ou les tarifs. Même un client qui nous quitte doit avoir une bonne image de nous et doit pouvoir dire : « ce sont des pro, elles m’ont bien aidé, elles ont bien travaillé. » C’est cela, c’est vraiment notre professionnalisme et le service avant tout, et surtout le service avec le sourire. En deux mots, le rôle d’une agence d’assurances, c’est de faire le lien entre la compagnie d’assurances et les assurés. Nous sommes là pour recevoir les clients, les écouter, leur donner des conseils, les aider au mieux pour la gestion des sinistres. Nous sommes en relation permanente avec les clients. Par rapport au partenariat avec les Amis du Monde, c’est la première fois que je participe à une telle action. Auparavant, j’avais déjà réalisé de petits partenariats ponctuels, notamment dans l’Isère, par exemple pour le club local de foot des enfants ou une sortie VTT. Pour moi, ce qui compte, c’est l’esprit d’entraide. Ce qui me plaît dans le raid, c’est d’aider des gens qui se bougent, qui font du sport, etc., c’est vraiment cela qui m’a motivée. Pour ce qui est de mes occupations personnelles, je fais pas mal de moto et un peu de sport en salle. J’ai passé mon permis moto il y a un peu plus d’un an pour pouvoir accompagner mon mari. J’y ai pris goût et j’aime faire des ballades avec des amis sur les routes de campagne. On en profite pour voir de beaux paysages, de beaux villages et d’autres belles choses. Personnellement, je ne suis pas fan de vitesse car c’est un plaisir qui reste dangereux, et moi j’ai envie de rouler encore longtemps. |
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