LE DEFI D'ENTRAIDE

Présentation   L'Institut Belrad   Le professeur Nesterenko   La pectine de pomme



Le professeur Nesterenko

        - Présentation du Professeur Nesterenko

                - Lire la lettre du Professeur Nesterenko

 


- Présentation du Professeur Nesterenko

Physicien de haut niveau, académicien, directeur de l'Institut d'énergétique nucléaire de l'Académie des sciences du Belarus, le Professeur Vassili Nesterenko, limogé de son poste en 1987 comme alarmiste et semeur de panique pour avoir réclamé dès les premières heures l'évacuation des habitants dans un rayon de 100 kilomètres de la centrale en feu, quitte cet institut d'état en 1990 et crée avec le soutien de Andrei Sakharov et de Anatoly Karpov l'Institut de radioprotection indépendant "Belrad", pour venir en aide aux enfants des territoires touchés par les retombées radioactives. Dans les villages les plus contaminés du Belarus il organise 370 Centres locaux de contrôle radiologique (CLCR), où il forme les médecins, les enseignants et les infirmières à la radioprotection. Il instruit aussi les familles sur la façon de traiter les aliments pour diminuer la contamination. Financés d'abord par le Comité Tchernobyl (Comtchernobyl) du gouvernement, pendant la brève période de "démocratisation", les CLCR sont réduits au nombre de 60 (dont 20 financés par des associations occidentales).

     Dès 1990, Nesterenko renonce à tout espoir d'une aide interne au pays qui soit à la hauteur de la situation et s'adresse aux associations et ONG occidentales de France, Allemagne, Belgique, Irlande, Autriche, Italie, Espagne, Norvège, Suède, Grande Bretagne. Au cours des ans, certaines de ces organisations lui financent l'achat de 7 spectromètres pour rayonnement humain (SRH) et lui donnent 8 ambulances-minibus. Ces laboratoires mobiles permettent aux spécialistes en radioprotection de l'Institut Belrad d'atteindre les villages les plus éloignés, de mesurer la contamination des enfants et des produits alimentaires, et d'instruire les habitants. Depuis 1991, Belrad a accumulé plus de 350 000 mesures de produits alimentaires et a mesuré la charge en radiocésium de 190 000 enfants. Cela a permis d'établir que seulement 10-15% des enfants ont une dose de contamination inférieure à 0,1 mSv/an par le césium 137 via la nourriture et que les contaminations maximales atteignent 6-10 mSv/an (4000-7000 Bq/kg).

     En 1996, Nesterenko adopte avec succès l'additif alimentaire à base de pectine de pommes, recommandé par le Ministère de la santé ukrainien comme adsorbant du césium137 (Cs137). En un mois de traitement la charge en radionucléides de l'organisme de l'enfant peut baisser de 60-70%. Grâce à l'aide financière des organisations occidentales plus de 70 000 enfants biélorusses ont pu bénéficier gratuitement de cures de cet adsorbant à base de pectine, produit par Belrad, au cours des dernières années.

Associations françaises, déjà partenaires de l’Institut Belrad :
Enfants de Tchernobyl Bélarus
Les Enfants de Tchernobyl
La CRIIRAD
France-Libertés : fondation de Danielle Mitterrand
Source : association “Enfants de Tchernobyl Belarus”.

 

- La lettre du Professeur Nesterenko

L'Association PALETOT, par le biais de son Président, Nicolas BONDUELLE, a reçu la lettre suivante du Professeur NESTERENKO :

Cher Nicolas Bonduelle !

C’est avec grand intérêt que j’ai pris connaissance de votre projet d’aide aux enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl par l’Institut « Belrad ». Quelle merveilleuse idée qu’ont les jeunes de participer à la radioprotection des enfants du Bélarus. Votre idée est excellente, je suis tout à fait pour, elle peut être fort utile pour les enfants de Tchernobyl ainsi que pour l’institut « Belrad ».

Plus de 2 millions de personnes vivent dans les territoires du Bélarus contaminés par Tchernobyl et il y a parmi eux 500.000 enfants. L’institut « Belrad » a lancé l’idée de mesurer au moyen de spectromètre de radiation humaine (SRH) la concentration de radionucléides dans l’organisme des enfants et de leur faire suivre 4 fois dans l’année un traitement avec un produit à base de pectine pour éliminer le césium radioactif de leur corps et protéger leur santé. Grâce à l’aide de nos amis nous disposons de 7 SRH mobiles et nous avons pu à ce jour examiner au moyen du SRH 261.000 enfants. 76.000 d’entre eux ont suivi un traitement à l’additif alimentaire à base de pectine « Vitapect ».

Il faut procéder régulièrement à cette mesure de radioprotection des enfants pendant plusieurs dizaines d’années encore, c’est à dire tant que le césium 137 continuera à pénétrer du sol dans les aliments. Ce radionucléide à la vie longue : sa période de demi-vie est de 30 ans.

Grâce toujours à l’aide de nos amis (Michel et Solange Fernex, Wladimir Tchertkov, Ady Roche) nous venons de faire construire un nouveau local pour notre institut - la Maison de Belrad. Nous y procédons à l’examen sur SRH des enfants des régions contaminées par Tchernobyl, nous y produirons le produit Vitapect, nous y organiserons des cours de radioprotection destinés aux enseignants et aux écoliers des régions contaminées et nous y disposerons de chambres pour héberger ceux qui nous aident.

Nous sommes prêts à accueillir Lionel Groult et ses amis à la Maison de Belrad en été 2006.

Chaque semaine 3-4 laboratoires mobiles équipés de SRH partent dans les villages éloignés des régions contaminées du Bélarus. En septembre 2006 nous pourrons nous rendre dans ces villages avec vous et vous verrez nos enfants, la façon dont nous mesurons la radioactivité de leurs corps au moyen des SRH et vous rendre compte de l’utilité des mesures de radioprotection.

J’approuve votre idée, je suis prêt à proposer un itinéraire à travers ces villages et à vous accueillir à l’institut « Belrad ».

Les fonds que vous aurez collectés peuvent être versés sur le compte de l’Institut à la banque. Wladimir connaît la technologie de l’aide financière aux projets de radioprotection des enfants réalisés par l’institut « Belrad ».

Je vous suis reconnaissant pour cette excellente idée.

Le professeur Vassili Nesterenko