ACTUALITE DU 14 DECEMBRE 2006 : Interview d'Alban VIAN, réalisateur, producteur et monteur du 52 minutes "Itinéraire pour zéro becquerel"

   
 

- Comment s'appellera le 52 minutes que tu es en train de monter ?

Itinéraire pour zéro becquerel.
- Parle nous de la genèse de ce projet, et de la somme de travail qu'il représente...
Tout est parti d'une rencontre, avec Lionel, des Amis du monde et Nicolas et François de l'Association Paletot; ensuite, j'ai imaginé, comment pouvait se dérouler le raid et j'ai élaboré sur papier un séquencier, avec un synopsis; en fait, j'ai créé la structure du 52 minutes avant même de partir en y mettant des mots et des images. C'est un gain de temps et un confort quand il s'agit de tourner, puis monter.
- Il n'y a donc pas eu de hasard et d'imprévu durant ce tournage ?
Si, forcément, mais il faut un minimum de structure; en fait, les imprévus se rajoutent et sont souvent bénéfiques pour le 52 minutes ; mais je voulais éviter de tourner trop de rushes ; mon cadreur a tourné 18 heures d'images, ce qui est fait finalement peu par rapport à ce qui se fait d'habitude ; et c'est aussi un gain de temps au moment du montage quand vient le moment de numériser. Il ne faut jamais perdre de vue qu'un réalisateur est un chef d'orchestre, sur un tournage. Charge à lui, quand il le faut, de donner des idées à son cadreur, pour que le plan du documentaire soit respecté.
- Combien de jours avez vous passé avec les raideurs ?
19 jours pendant le raid, plus quelques jours avant et après, pour tourner quelques séquences.
-En quoi consiste le montage ?
D'abord, il m'a fallu numériser l'ensemble des rushes sur un disque dur ; puis travailler sur le séquencier, mettre les éléments bout à bout pour élaborer ce qu'on appelle un "ours"; des 18 heures, je n'ai gardé environ que 90 minutes pour constituer cet ours ; ensuite, il m'a fallu peaufiner, pour arriver à 52 minutes,en ne perdant jamais de vue qu'il faut du rythme dans un documentaire.
- Il a fallu aussi assurer la traduction de certains passages....
Le professeur Nesterenko est un des principaux acteurs de ce documentaire; il était important de traduire mot pour mot ce qu'il exprimait lors des interviews ; j'ai fait en sorte d'avoir une traduction précise, pour ne pas trahir ces propos . Il me reste maintenant à trouver la voix du narrateur et j'ai bien envie de faire appel à un comédien. Il ne faut pas oublier non plus les musiques, les ambiances, il faut que tout cela soit en harmonie ; c'est le travail du mixeur.
- Ton métier, quand tu ne réalises pas ?
Monteur.
- Ton âge ?
28 ans.
- Et sur ce projet, quelles "casquettes" ?

Producteur, réalisateur et monteur ; en tant que réalisateur, j'interviens aussi lors de la " post production " pour le choix des musiques. En ma qualité de producteur, je m'efforce d'aller chercher des subventions et je peux vous assurer que c'est très difficile de " vendre" un projet, aussi intéressant soit - il, car la profession n'est pas tendre avec les jeunes producteurs.