ACTUALITE DU 22 Septembre 2006 : à la hussarde.

   

Autres articles : "La métamorphose de Sabine." , "Une raideuse en questions." , "Voyages, villages." , "Echos." (cliquez sur l'article voulu).

   

 

Trop de sollicitations nous ont éloignés de l’esprit du raid.

 

Nous quittons la Slovaquie avec une solide envie de nous ressourcer, de nous retrouver. Pour tous, c’est devenu une évidence.

 

La République tchèque nous accueille (photo : 1). Une dernière fois, nous saluons Andréa et Roger qui ont tant fait pour nous ces dernières heures (photos : 1, 2). Les collines de Moravie vont rapidement nous remettre dans le droit chemin (photo : 1). Un concentré de montagnes russes que nous dévorons avec satiété car nous avons faim, faim de vélo, faim de grands espaces, faim de défi physique (photos : 1, 2). Oui, nous grimaçons, nous nous éreintons, certaines grimpettes sont sans doute plus poussives que d’autres, mais nous courbons l’échine, libérés.

 

 

La ville de Kyjov, jumelée à Yvetot, nous offre un peu de répit, séance photo oblige.

 

 

La Marcel Mobile et la Nolwenn Mobile sont nos anges gardiens (photo : 1). Elles nous protègent et nous donnent la force de nous dépasser quand le souffle est court. N’oublions jamais ceux qui sont à l’intérieur de ces véhicules, ceux qui sont dans l’ombre, car il leur faut de la patience et une certaine idée du sacrifice pour suivre ainsi nos longues échappées (photos : 1, 2).

 

 

Lionel observe, impassible. Mais quelque chose nous dit qu’il est heureux car, l’air de rien, c’est lui et lui seul qui a su nous amener là où nous sommes. Les troupes sont en forme et en bon ordre de marche, et c’est tout ce qui lui importe (photo : 1).

 

 

Comme un signe malicieux, Austerlitz, Slavkov en tchèque, se présente à nous. Comment faire autrement que d’y installer le bivouac (photo : 1) ? Le campement est des plus sommaires, aucun point d’eau, quelques mètres carrés de pelouse nous serviront de camp de base. Ce soir, c’est soupe et saucisses lentilles pour tout le monde sous la pluie et dans la boue (photos : 1, 2).

Ce n’est pas l’extase, mais cela nous suffit. C’est surprenant comme on apprend à se contenter de peu (photo : 1).

 

 

Dans la nuit d’Austerlitz, nous nous mettons en quête d’un bar car le patron a décidé de payer sa tournée (photo : 1). Les canapés sont moelleux et la bière plutôt bonne. Les conversations vont bon train et puis il y a accès à Internet, de quoi lire nos messages et répondre aux questions du forum.

Il ne faut pas abuser des bonnes choses : extinction des feux à 23 heures et lever à 6 heures, c’est à peu de choses près notre rythme depuis le début du raid car tous les jours il faut remettre cela…

 

Après la Moravie, c’est la Moldavie, puis la Bohème et Prague qui nous attendent, soit 70 km pour les cyclistes et la totalité de l’étape pour Lionel, soit 235 km (photos : 1, 2).

 

 

Les efforts de la veille n’ont pas entamé notre capital confiance, le parcours est superbe, partout des pinèdes et un chaud soleil de septembre. Et puis toujours ce relief qui nous colle aux mollets (photo : 1).
On ne va pas vous mentir, on a souffert sur cette étape, on a sans doute juré plus que de coutume devant les côtes et les faux plats qui n’en finissaient pas (photos : 1, 2, 3 ). Mais on a tenu pour le groupe, tous ensemble…


Un groupe est né…