ACTUALITE DU 14 Septembre 2006 : dans le vif du sujet…

 

La Slovénie est une ensorceleuse…

Elle nous attire, nous agrippe, pour ne plus nous lâcher. Cela fait trois jours que nous succombons et finalement cette belle histoire qui s’étire n’est pas pour nous déplaire. Nous aimons les slovènes et ils nous le rendent bien.

 

Socha est ingénieur prés de Lubjlana et on ne le remerciera jamais assez de nous avoir offert son herbe bien grasse pour y planter notre bivouac ; et aussi son eau chaude et son accès internet (photo: 1).

Une étape « tout confort », bienvenue avant la rugosité du raid. C’est ainsi, chaque jour nous devons parcourir de soixante à quatre vingt kilomètres. Ce mardi, c’est notre première véritable étape en configuration raid : lever six heures, départ huit heures (photo: 1).

 

Dans la brume, les muscles sont froids mais l’humeur vagabonde. Nous avons des fourmis dans les jambes ; cette aventure, nous voulons tellement en profiter que nous sommes prêts à tous les sacrifices (photo: 1).

Le relief slovène est sans concession pour nos organismes : des montées, toujours des montées, rien que des montées. Nous nous souviendrons longtemps de notre première ascension ; « une grimpette » à douze pour cent sur sept kilomètres ; c’est notre Tourmalet à nous ; le moment où l’on s’accroche , où l’on se sublime (photos: 1, 2)…

 

Chaque lacet se négocie au mental. Le paysage est notre oxygène, au sommet, il y a le soleil et des points de vue à vous couper le souffle ( un conseil, précipitez vous en Slovènie avant qu’elle ne devienne trop touristique) (photo: 1).

Personne n’a mis pied à terre, c’est la victoire de tout un groupe avec une mention toute particulière pour Sabine, la seule femme cycliste du raid, à Marcel et ses soixante cinq ans ; et puis comment ne pas être admiratif de la performance réalisée par Babacar, il nous a tous bluffé. « Boops » est grand (photo: 1, 2, 3, 4, 5, 6 )…

 
Lionel n’est pas mal non plus…, il faut le voir avaler les kilomètres. Seul dans l’effort , je crois que c’est le moment qu’il préfère. Deux cent neuf kilomètres de montagne russe, c’est le tarif du jour, une formalité ou presque car le bonhomme est un phénomène ; on a beau bien le connaître, il n’arrête pas de nous surprendre ; ce soir c’est de nuit qu’il a terminé l’étape…. Demain direction la Hongrie, on promet de vous raconter…
 
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