Les jambes se musclent... les caractères se forgent… les automatismes se créent… |
C’est notre quatrième bivouac…et une occasion idéale de mettre à l’épreuve le corps et l’esprit de combativité des raideurs : un kilométrage qui augmente et une répartition des tâches qui devient naturelle.
Le rituel : petit-déjeuner à 8 heures, et déjà 22 degrés à 7 h 00 du matin (photo: 1). Le mot d’ordre : boire… boire…. boire…
Les cyclistes ont revêtu leur tenue pour la première fois. C’est une fierté supplémentaire, et quelle harmonie (photo: 1) !
Ces tenues valorisent les partenaires et suscitent beaucoup de curiosité et d’admiration. Elles n’ont rien à envier aux équipes professionnelles !
Direction Elbeuf. Le groupe se sépare pour quelques minutes, les cyclistes passent par la forêt du Rouvray et les Nolwenn & Marcel Mobiles empruntent la quatre voies (photos: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10).
Rassemblement dans la côte des Essarts, lieu mythique de la Formule 1, sur lequel on peut encore apercevoir quelques vestiges de gradins.
Nos champions en profitent pour descendre « à fond » ; quelques souvenirs du passé ressurgissent : chacun se prend pour Jim Clark, ancien vainqueur sur le circuit…
Merci la Seine, de nous apporter un peu de fraîcheur !
Direction Elbeuf, puis Saint-Pierre-lès-Elbeuf par la forêt domaniale de Bord-Louviers.
Première grande montée à 6,5% ! Notre Babacar impressionne. Il avale une côte avec gourmandise en guise de deuxième petit-déjeuner (photos: 1, 2, 3, 4).
Attention à la gestion de l’eau : c’est déjà le troisième litre, et il n’est que 10 h 40 du matin (photos: 1, 2, 3, 4).
Une bonne petite descente à 7 %, et nous voilà à Louviers, où nous sommes salués au rond-point par des compagnons en retraite (photos: 1, 2, 3, 4).
Puis notre chemin croise Acquigny et son château (photos: 1, 2).
Évreux nous accueille, escortés par deux jeunes d’une douzaine d’années prenant exemple sur notre équipe. Nos cyclistes décident de contourner la ville. Quelle belle surprise : 12 % pendant 4 kilomètres (photo: 1) !
Nous voilà sur la route de Nonancourt, cela fait trois heures que nous roulons : 80 kilomètres ! Ca commence à chauffer sous les casques, et à grogner, car il est 11 h 45 et il fait plus de 35 degrés (photos: 1, 2).
Petit souci de coordination… Les 2 véhicules partis, nous n’avons plus d’eau pour nos champions ! Certains voulant s’arrêter sous un pont pour refroidir les corps, Lionel demande de rouler pour s’arrêter dans une ferme. L’accueil est à la hauteur des efforts, et l’eau fraîche nous est offerte avec plaisir.

Nous sommes même invités à prendre le dessert ! Une question revient le plus souvent : "comment faites-vous pour pédaler ? Nous qui exploitons les heures les moins chaudes pour moissonner !"
Tous sont admiratifs ! Rendez-vous est pris une prochaine fois pour le dessert ! Et tout le monde arrive à Dampierre-sur-Avre (28, nous changeons de département !), où nous attendent trois journalistes à 14h (photos: 1, 2)…
Pendant une heure, le temps du repas partagé, une grande partie de l’équipe répond aux questions de la Presse (photos: 1, 2).
Le décor est somptueux, l' Avre, rivière bordée d’arbres, nous permet de planter les tentes à l’ombre et nous implore de venir la goûter, ce qui réjouit tout le monde !
Nous partageons ce bassin naturel avec trois chiens, puis c’est toute l’équipe qui se jette à l’eau (photos: 1, 2, 3)... Les corps se refroidissent après 118 kilomètres. C’est le record : jamais une distance aussi longue n’avait été parcourue pendant un mini-raid.
Toute la journée, nos raideuses affinent leur expérience de prises de vue (plus de cinq cents photos et trente minutes de film réalisées).
La suite au prochain épisode...