| LES RAIDEURS |
Florence Bultez, 26 ans, animatrice dans une association de solidarité.
Une nuit, j’ai fait un rêve étrange : une petite fille sortait de l’école en pleurant. Sa maman, inquiète, lui demanda la raison de sa tristesse, et la réponse de la petite fille laissa sans voix tous ceux qui l’entendirent : « La maîtresse nous a dit qu’il existe, loin d’ici, des personnes, et même des enfants, qui ne vivent pas comme nous et qui sont victimes de maladie que nous ici, nous savons soigner. Pourquoi, vous les adultes, vous ne faites rien ? » A mon réveil, je me sentais perdue : cette petite fille est-ce que c’était moi ou est-ce qu’elle s’adressait à moi ? Finalement, j’ai mis ce rêve de côté.
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Aurélie , 28 ans, conseillère en économie sociale et maman de P’tit Louis deux ans et marié à Ludo.
Toujours à la recherche de nouvelles expériences, j’ai eu la chance de lire un appel à candidature dans la presse locale ornaise pour suivre Lionel GROULT et sa future équipe à travers l’Afrique de l’Est.
Une roman de cinq pages, des échanges téléphoniques et une rencontre avec Lionel autour du projet à réaliser et c’est parti pour intégrer la nouvelle équipe de raiders. |
Alain Marquis, dit ZZ Top, surnom vu ma passion pour un groupe célèbre de rock’n roll et mon look (longue barbe), 55 ans, je serai à la retraite le 1er janvier 2008.
Après le raid « Roues libres sur l’Afrique N°2 », auquel j’ai participé pour l’assistance, j’ai surveillé, de plus ou moins loin, les différents raids de Lionel.
Au printemps de cette année, j’ai lu un article sur le Courrier Cauchois. Lionel recherchait ses futurs raiders pour son prochain raid : aux Sources de la Vie, vers l’Afrique de l’Est.
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Alain VAN DUFFEL, 46 ans, marié 1 enfant, chef d’unité chez Renault
J’ai connu Lionel il y a peu de temps, lors de son précédent raid vers les pays de l’Est. Déjà, sans penser un jour que je ferai partie d’une de ses équipes, j’avais été impressionné par le défi physique et moral que représente une telle expédition, sans parler bien sûr de l’intérêt humanitaire indéniable.
Quand il m’a présenté son nouveau projet vers l’Afrique, j’ai été soufflé qu’une telle expérience me soit proposée : bien que bénévole dans différentes associations, mon investissement n’a jamais dépassé les limites du département…
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Frédérique Hopital, 19 ans
Je suis actuellement étudiante en deuxième année de médecine à Rouen. J’ai suivi pendant mon premier semestre un enseignement sur le paludisme qui m’a beaucoup intéressée. C’est pourquoi, lorsque j’ai rencontré Lionel et qu’il m’a parlé de son projet, j’ai tout de suite eu envie d’en faire partie. De plus, le fait que ce soit en Afrique de l’Est a renforcé mon désir de partir : mes sœurs, ayant séjourné plusieurs fois là-bas, m’ont communiqué leur intérêt pour ce continent.
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Sophie, 25 ans, en formation de monitrice éducatrice
Alors que j’envisageais de partir au Togo dans le cadre d’un chantier humanitaire avec Stéphanie, l’opportunité de participer au raid s’est offerte à moi en rencontrant Lionel. Très vite, il m’a présenté son projet dans les moindres détails. Tout de suite séduite et motivée plus que jamais pour participer à cette aventure, il a fallu alors le convaincre de me laisser rejoindre l’équipe afin de pouvoir apporter mon soutien aux populations locales.
Ce projet est d’une grande ampleur et demande beaucoup de temps et d’investissement ce qui est parfois difficile à gérer. Pour autant, je n’imagine pas une seconde ne pas aller jusqu’au bout. Le raid est pour moi une expérience que je ne peux rater.
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Stéphanie TREFFEL, 25 ans, étudiante.
Je poursuis actuellement une formation de moniteur-éducateur. Dans le cadre de celle-ci, je travaille dans une Maison d' Enfance à Caractère Social.
Je suis née un jour de janvier 1982, période hivernale où le froid est omniprésent en France. Cette période est celle que j'aime le moins, peut être est-ce dû au fait que j'ai la peau mat, typique de celle des pays chauds, comme l'Afrique. Je le souligne car à ce jour je ne connais pas mes origines. Ma couleur de peau est mon marqueur indélébile et c'est ce que l'on voit en premier chez moi. Je sais que j'ai des origines étrangères, le plus rigolo c'est que je ne sais pas lesquelles. Je suis fière de cette particularité avec laquelle je vis depuis toujours et que j'accepte.
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Marcel FOUACHE, , 60 ans Retraité, professeur de cuisine J’ai eu l’honneur de faire le raid « Tous ensemble » avec Lionel qui nous a conduit aux portes de Tchernobyl. Après bien des difficultés « morales », j’ai réussi à aller jusqu’au bout. Il faut être au top niveau moral et physique sinon c’est une galère pas possible, aussi je me prépare mieux. Je m’occupe de l’intendance et avec mes moyens, j’essaie d’entretenir le moral des troupes. Pourquoi ce raid ? Pour amener ma modeste contribution à améliorer la condition des africains. Pour apprendre aux femmes à se servir d’un four solaire pour ralentir la coupe du bois et que le désert recule (utopie ou espoir ?). Pour voir le sourire des enfants comme celui d’Héléna, ma filleule de Tchernobyl épanouie. C’est ma plus belle récompense. D'un point de vue plus personnel, j’ai visité des maisons de retraite, je me suis dit : « Un jour, tu seras peut-être comme eux. Alors croques la vie, tant que tu es en bonne santé. L’Afrique, çà se mérite ». |
Didier Polin, 45 ans, 3 enfants, Directeur de l’Institut Régional de Médecine du Sport, médecin du sport et Président de l’association « Les Portes de la Vie ».
Lors du premier stage de cohésion des raiders, nous étions trois membres des Portes de la Vie, à les rencontrer et leur témoigner notre reconnaissance d’avoir accepté de soutenir nos projets. Nous avons échangé avec eux, ils nous ont fait part de leurs motivations.
J’ai été marqué par l’engagement, les sacrifices, les doutes, la détermination et l’abnégation de chacun d’entre eux. Alain Marquis, dit ZZ Top, a parlé ce soir-là de l’Afrique, comme je la connais, comme je la ressens, et comme je l’aime.
Je me souviens leur avoir dit « pour moi, il n’y a pas de hasard, la vie est faite de rencontres, …»
En repartant tard dans la nuit, il nous a semblé évident qu’un membre des Portes de la Vie devait s’associer au périple et intégrer l’équipe.
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Matteo Parisi, 21 ans je viens de finir mon service civil que j´ai effectué dans une structure pour handicapés. En ce moment je travaille dans un magasin de vélo ; j´ai repoussé mes études d´un an pour pouvoir participer au projet. J´ai fait la connaissance de Lionel dans le cadre du 40ème anniversiare du jumelage Hanovre-Rouen en janvier. Il est venu de France avec un petit groupe en vélo. Deux jours avant de faire sa connaissance j´ai lu un article dans la HAZ (journal allemand) qui parlait entre autre de son projet en Afrique. Quand je l´ai rencontré pour la première fois, lui et son equipe m´ont parlé du raid qui m’a tout de suite intéressé, le reste est allé tout seul... Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles j´ai décidé de faire partie de ce raid. Par exemple pour pouvoir aider les enfants à avoir une vie a peu près 'normale' et de leur montrer qu´ils ne sont pas seuls avec leurs problèmes, qu´il y a des gens qui ne les ont pas oubliés. C´est trés important pour moi de faire connaitre le projet aux gens, qui ici habitent tellement loin et pour lesquels ces problèmes n´existent pas s’ils ne les voient pas la télé. |
Jirka Konietzny, 19 ans
J’ai 19 ans et après 13 ans je viens d’obtenir mon baccalauréat. En ce moment je travaille comme maître-nageur dans un club de hockey en faisant attention à ce que personne ne se noie. A propos d’hockey : je joue au hockey depuis 11 ans dans un club à Hannovre. En outre, à l’époque j’ai passé beaucoup de mon temps libre comme sauveteur de mer, et pour cette raison, j’ai passé beaucoup d’examens de nage. On peut dire que je suis pratiquement prédestiné à devenir maitre nageur. Le reste de mon temps libre, je le passe avec mes amis. Comme j’ai la chance de soutenir ce projet extraordinaire, je donne de nombreux coups á pédale. Pour moi ce projet est un moyen d’entraide mais aussi une expérience unique qui ne se représentera jamais.
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Bela David, 19 ans J’ai 19 ans et je viens d’avoir mon baccalauréat. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j’ai envie de participer au projet. Premièrement, je suis captivé par le continent de l’Afrique depuis longtemps, en particulier sa culture et son paysage qui sont vraiment différents. Je veux profiter de la chance qu’on m’a donnée pour découvrir ce continent avec mes propres yeux, en me faisant une image personnelle. Par ce raid, on peut contribuer à l’entente entre différents peuples. Par ailleurs, je me vois aussi comme un sportif qui veut réussir ce défi et qui veut connaître ses limites personnelles. Les conditions de vie qui m’attendent ne me posent pas de problèmes. Depuis 13 ans je fais partie des scouts et j’ai l’habitude de passer la nuit dans des tentes et de manger de la nourriture simple. Je me réjouis d’avoir cette opportunité de participer au projet. |
Laura, 19 ans Actuellement, je travaille chez Cora comme hôtesse de caisse. J'ai obtenue ce travail grâce au raid et en plus c'est un CDI. Le raid va me permettre d'appréhender les valeurs essentielles de la vie, comme le partage et les échanges. Pour moi c'est un véritable défi, car si j'étais un peu sportive, ayant fait de la gym , je n'ai jamais fait de vélo. C'est une découverte, des sensations nouvelles, des efforts inhabituels, parfois un peu durs, mais c'est une motivation supplémentaire pour aller au bout. Je pense pouvoir grandir et prendre d'avantage confiance en moi au cours de cette aventure sportive et humaine. Là bas, je porterai mon envie, ma joie de vivre et mon énergie… Ma mission pendant le raid sera de présenter le réchaud économe à bois et de faire la promotion de moustiquaires. |
Aurélie (Lilie), 25 ans, Infirmière Quand j’ai vu le mini reportage à la télévision sur Lionel, les raideurs et leur projet d’entraide en Afrique de l’Est; j’ai regretté de ne pas faire partie de l’équipe. Tout semblait correspondre à ce que je voulais vivre : une riche et inoubliable expérience. Durant mes études d'infirmière, j'ai eu l'occasion de partir au Burkina-Faso travailler dans un hôpital. C'est la que j'ai découvert l'Afrique son accueillante et attachante population. Jeune et seule, je me suis sentie un peu désemparée face à tous ces enfants gravement malades du paludisme et d'autres pathologies. J'avais envie de revenir avec une équipe pour pouvoir avoir plus de force et d'intérêt auprès de la population (particulièrement pour la prévention des maladies, pour recueillir des fonds...) Les missions du Raid sont multiples et réunissent plusieurs valeurs que j’estime particulièrement: Durant le Raid, je travaille en collaboration avec Didier et Frédérique sur le paludisme. Je participe intensément aux manifestations en pensant aux enfants qui seront accueillis dans le centre de Bahir-Dar, à ces enfants qui un peu grâce à nous vivront plus heureux et auront la chance de pouvoir regarder l'avenir avec confiance. |