ACTUALITE DU 2 MARS 2009 : Voyage en Ethiopie au cœur de l'hôpital
 

 

 

Mardi 20 janvier 2009, nous, les élèves de l'école à l'hôpital, avons eu la chance de rencontrer Lionel Groult. Il est venu nous présenter en avant première, le film tourné lors de son raid à vélo en Ethiopie, diffusé prochainement sur France 3. A son arrivée, Lionel s'est installé auprès de nous, et nous a raconté comment de jardinier horticulteur il est devenu raider. Il est tellement passionné par ce qu'il fait que lorsqu'il commence à nous en parler on ne l'arrête plus. Après quelques minutes d'explications, nous partons avec excitation visionner ce fameux reportage.

Après avoir regardé ce film, une foule d'images se bouscule dans nos tête et particulièrement celle de leur parcours a vélo, qui mêle la beauté des paysages avec la difficulté du trajet ( il est amusant de constater que lorsque les raiders souffrent dans les montées, les petits Ethiopiens courent librement à leurs côtés ). Mais il nous restera également les images de ces sourires rayonnants et de ces visages optimistes malgré la pauvreté de leur condition.

Nous tenons à exprimer notre sympathie et notre admiration envers cette équipe humanitaire.

 

 

I. Carte d'identité de l'Ethiopie

L'Ethiopie est un pays situé à l'est de l'Afrique, dans la corne.
C'est le deuxième pays d'Afrique le plus peuplé (environ 75 millions d'habitants ).
Sa capitale est Addis Abeba .
Sa superficie est de 1,127 millions de km².
Sa densité est de 70 habitants / km², c'est faible.
L'Ethiopie est composée d'une grande diversité d'ethnies.
Plus de 80 dialectes y sont parlés mais la langue principale est l'Amharique.
Le climat est tropical, il fait toujours chaud mais il y a une saison des pluies et une saison sèche.
Nous avons comme image de l'Afrique un grand désert plat alors que ce pays est constitué de lacs, de hauts plateaux, de cols et de montagnes, le mont Ras Dashan culmine à 4543 m d'altitude.

II. Récit d'une aventure…

Le groupe de raiders campe après chaque étape dans un village pendant deux jours environ, les éthiopiens sont très hospitaliers. Mais les cyclistes sont autonomes, parce que ils ont emmené leurs provisions; des pâtes et de l'eau purifiée et ils couchent dans des tentes, parfois ils ont négocié pour dormir dans une maison éthiopienne.
Le raid est aussi l'occasion de faire de la solidarité.
Les raiders transportent avec le camion qui les accompagne, des moustiquaires et des fours à bois.
Les moustiquaires servent à protéger la population pendant son sommeil et pendant la saison des pluies des piqûres de moustiques qui transmettent le paludisme très répandu dans le pays.
Les fours à bois ont été fabriqués et inventés par des élèves du lycée Bernard Palissy près de Rouen pour économiser le bois, rare en Éthiopie et pour chauffer plus efficacement et plus rapidement l'eau et la nourriture.
Mais le raid sert surtout à construire un orphelinat en Ethiopie pour les enfants qui n'ont plus de parents ou que les parents les abandonnent parce qu'ils n'ont pas assez d'argent et dans le raid, on nous dit que parrainer un enfant ne revient pas à grand chose pour nous occidentaux mais que cela est un gain énorme et très important pour les enfants de là-bas.


III. La pauvreté: une fatalité en Ethiopie ?

L'Ethiopie est confrontée à plusieurs problèmes:
D'abord, le manque d'eau et l'absence d'eau potable provoquent la sous-alimentation et la malnutrition. Le film nous montre d' ailleurs qu'une famille ne dispose que d'une galette de maïs par jour pour se nourrir.
A cause du climat tropical, on constate qu'il ne peuvent pas cultiver le maïs celui ci est importé des Etats-Unis. En revanche, la seule céréale qu'ils font pousser est le tef, mais on ne la trouve que sur les hauts plateaux.
Toujours à cause du climat tropical, lors de la saison humide, les éthiopiens souffrent du paludisme véhiculé par les moustiques.
Le SIDA, fléau mondial qui a sévèrement touché le continent africain est la deuxième épidémie qui décime le peuple éthiopien. De plus; les lieux de soin sont rares même s'il existe quelques dispensaires et cliniques privées où l'on soigne les maladies les plus générales.

Aussi, les moyens de communication sont peu nombreux. Il existe quelques grandes routes principales, goudronnées qui partent de la capitale. Il faut donc toujours passer par Addis-Abeba pour changer de direction. Outre celles-ci, ce ne sont que des petites pistes de terre difficilement praticables. Parfois, il faut passer par les lacs car il n'y a ni route ni pont pour les traverser.

Dans les villages, les éthiopiens vivent dans des petites cases en chaume et en terre. Mais dans les villes certaines populations vivent dans des bidonvilles parfois immenses où les habitations sont construites avec des plaques de tôle assemblées entre elles.

Malgré tous ces problèmes et cette vie précaire, nous avons pu voir sur la vidéo que la population éthiopienne garde la joie de vivre !