Samedi
3 avril 2004, Santiago de Chile.
Merci
à nos amis chiliens.
Notre
raid cycliste est terminé. Des moments sportifs
très intenses nous ont marqués, les paysages
rencontrés vont brûler longtemps dans nos
mémoires. Mais au delà de notre plaisir,
l’émotion a été très
souvent majeure du fait de la gentillesse sans cesse renouvelée
des chiliens que nous avons rencontrés. Les chiliens
qui nous ont aidés ou accueillis ont toujours témoigné
d’une grande réserve, d’une profonde
pudeur qui évite tout excès ou toute exubérance,
mais qui laisse place ensuite à une générosité
impressionnante.
Des exemples résument ce que nous avons vécu.
Lors de la panne du car, immobilisé en mauvaise
posture au bord de la route, un paysan voisin est rapidement
venu avec son tracteur pour le dépanner. Il est
revenu le lendemain matin avec du lait.
Quelques jours plus tard, un chilien voyant l’équipe
arrêtée en fin de journée, a mis à
disposition son pré pour les tentes, sa douche,
et a passé une partie de la nuit à faire
cuire du pain pour le matin, dans la petite maison de
quelques mètres carrés où il vit
avec sa famille.
Lorsque le car était ensablé sur le bord
de la route de Calama, en plein désert, les routiers
qui ont tout de suite pris en stop deux d’entre
nous pour aller chercher de l’aide, ont alerté
par radio leurs collègues et la police de la route,
qui vint rapidement sur place et organisa le dépannage.
Lors de l’avant dernière nuit du raid, inoubliable,
le directeur et les gardiens de l’usine de la mine
abandonnée d’Humberstone nous ont ouvert
cet endroit qui devrait prochainement être classé
au patrimoine mondial pour passer une nuit dans les maisons.
Et toujours, dans le désert, les oasis, les villages,
le premier geste était d’offrir l’élément
le plus précieux : l’eau. Même si le
village n’était alimenté que quelques
heures par jour, même s’il n’était
ravitaillé par citerne que tous les trois jours,
ce cadeau était toujours spontanément proposé.
Face à ce peuple chilien généreux
et discret, souvent un peu surpris par ces fous bizarres
tout de bleu vêtus qui tombent du ciel à
vélo, qui nous a toujours accueillis avec un cœur
grand comme la montagne qui les entoure, qui nous a permis
d’approcher de la grande dame des Andes, notre façon
de remercier était dans le projet d’entraide
mené parallèlement au projet sportif. Tous
les amis de Normandie, des Hautes Alpes et ainsi que tous
ceux qui ont achetés des Tee-Shirts sont associés
à ces remerciements. Leurs dons au cours des soirées
organisées et dans l’achat des Tee-shirts
du raid ont permis d’aider directement l’association
Hogar de Cristo, par l’achat des médicaments
et produits de soins dont le besoin était le plus
important pour les dispensaires d’accueil de personnes
âgées et dépendantes, de soins terminaux,
et les centres de prise en charge d’enfants en difficulté.
Une partie des médicaments sera affectée
au centre thérapeutique qui prend en charge de
jeunes toxicomanes où nous avons été
reçus. Plusieurs d’entre nous avaient été
choqués de visiter les centres d’activité
de l’association, et surtout les bidonvilles où
les travailleurs sociaux et médicaux font un travail
extraordinaire, en se trouvant dans la position de spectateurs,
nantis de leur bonne santé qui leur permet de se
livrer à des exploits sportifs à l’autre
bout de la planète. Nous ne pouvions nous satisfaire
d’une action qui restait aussi lointaine, et si
peu concrète ni humaine.
Aussi nous sommes allés dans le magasin d’articles
de sport d’Arica, pour y acheter un beau ballon
de football. Puis nous avons partagé le repas avec
les jeunes du centre de traitement de la toxicomanie,
avant de nous livrer à un grand match de football
sous un soleil de plomb et dans le sable du désert.
Lorsque nous leur avons offert le ballon, certains ont
tenu à nous remettre des cadeaux, et l’émotion
était grande aux accords de leur chanson «
Libertad ».
Lionel
et Fabrice.
Le
Sandboard
Le Sandboard est né au début
des années 80, au nord-est du Brésil. Les
surfeurs, las d’attendre les vagues, décidèrent
de monter sur les dunes pour y descendre avec leur planche
de surf. C’est de cette façon qu’est
né le Sandboard.
Petit à petit, les surfeurs apportèrent
des modifications à leur planche, notamment en
supprimant l’aileron et en rajoutant un footstrap
(point de fixation) à l’avant. Ce n’est
que plus tard qu’une planche spécifique au
Sandboard voit le jour. Elle mesure en moyenne 1m20 de
long, 30 cm de large et dispose de deux footstraps semblable
à ceux d’un funboard.
Ce sport se pratique la plupart du temps
pieds nus, on le trouve sur toute la côte pacifique
de la Californie au Chili.
Le prix moyen d’une planche est de 50000 pesos,
soit 75 euros. La location est de 1000 pesos de l’heure
(1, 5 euros). Le Sandboard est plus facile à apprendre
que le Snowboard, il offre plus de sécurité
car on peut sortir facilement les pieds. En réalité,
dans ce sport, le plus difficile c’est de remonter
à pieds !
Galerie
photos :
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