" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 08 avril 2004


Éditorial

Samedi 3 avril 2004, Santiago de Chile.

Merci à nos amis chiliens.

Notre raid cycliste est terminé. Des moments sportifs très intenses nous ont marqués, les paysages rencontrés vont brûler longtemps dans nos mémoires. Mais au delà de notre plaisir, l’émotion a été très souvent majeure du fait de la gentillesse sans cesse renouvelée des chiliens que nous avons rencontrés. Les chiliens qui nous ont aidés ou accueillis ont toujours témoigné d’une grande réserve, d’une profonde pudeur qui évite tout excès ou toute exubérance, mais qui laisse place ensuite à une générosité impressionnante.
Des exemples résument ce que nous avons vécu.
Lors de la panne du car, immobilisé en mauvaise posture au bord de la route, un paysan voisin est rapidement venu avec son tracteur pour le dépanner. Il est revenu le lendemain matin avec du lait.
Quelques jours plus tard, un chilien voyant l’équipe arrêtée en fin de journée, a mis à disposition son pré pour les tentes, sa douche, et a passé une partie de la nuit à faire cuire du pain pour le matin, dans la petite maison de quelques mètres carrés où il vit avec sa famille.
Lorsque le car était ensablé sur le bord de la route de Calama, en plein désert, les routiers qui ont tout de suite pris en stop deux d’entre nous pour aller chercher de l’aide, ont alerté par radio leurs collègues et la police de la route, qui vint rapidement sur place et organisa le dépannage.
Lors de l’avant dernière nuit du raid, inoubliable, le directeur et les gardiens de l’usine de la mine abandonnée d’Humberstone nous ont ouvert cet endroit qui devrait prochainement être classé au patrimoine mondial pour passer une nuit dans les maisons.
Et toujours, dans le désert, les oasis, les villages, le premier geste était d’offrir l’élément le plus précieux : l’eau. Même si le village n’était alimenté que quelques heures par jour, même s’il n’était ravitaillé par citerne que tous les trois jours, ce cadeau était toujours spontanément proposé.
Face à ce peuple chilien généreux et discret, souvent un peu surpris par ces fous bizarres tout de bleu vêtus qui tombent du ciel à vélo, qui nous a toujours accueillis avec un cœur grand comme la montagne qui les entoure, qui nous a permis d’approcher de la grande dame des Andes, notre façon de remercier était dans le projet d’entraide mené parallèlement au projet sportif. Tous les amis de Normandie, des Hautes Alpes et ainsi que tous ceux qui ont achetés des Tee-Shirts sont associés à ces remerciements. Leurs dons au cours des soirées organisées et dans l’achat des Tee-shirts du raid ont permis d’aider directement l’association Hogar de Cristo, par l’achat des médicaments et produits de soins dont le besoin était le plus important pour les dispensaires d’accueil de personnes âgées et dépendantes, de soins terminaux, et les centres de prise en charge d’enfants en difficulté. Une partie des médicaments sera affectée au centre thérapeutique qui prend en charge de jeunes toxicomanes où nous avons été reçus. Plusieurs d’entre nous avaient été choqués de visiter les centres d’activité de l’association, et surtout les bidonvilles où les travailleurs sociaux et médicaux font un travail extraordinaire, en se trouvant dans la position de spectateurs, nantis de leur bonne santé qui leur permet de se livrer à des exploits sportifs à l’autre bout de la planète. Nous ne pouvions nous satisfaire d’une action qui restait aussi lointaine, et si peu concrète ni humaine.
Aussi nous sommes allés dans le magasin d’articles de sport d’Arica, pour y acheter un beau ballon de football. Puis nous avons partagé le repas avec les jeunes du centre de traitement de la toxicomanie, avant de nous livrer à un grand match de football sous un soleil de plomb et dans le sable du désert. Lorsque nous leur avons offert le ballon, certains ont tenu à nous remettre des cadeaux, et l’émotion était grande aux accords de leur chanson « Libertad ».

Lionel et Fabrice.

 

Le Sandboard

Le Sandboard est né au début des années 80, au nord-est du Brésil. Les surfeurs, las d’attendre les vagues, décidèrent de monter sur les dunes pour y descendre avec leur planche de surf. C’est de cette façon qu’est né le Sandboard.


Petit à petit, les surfeurs apportèrent des modifications à leur planche, notamment en supprimant l’aileron et en rajoutant un footstrap (point de fixation) à l’avant. Ce n’est que plus tard qu’une planche spécifique au Sandboard voit le jour. Elle mesure en moyenne 1m20 de long, 30 cm de large et dispose de deux footstraps semblable à ceux d’un funboard.

Ce sport se pratique la plupart du temps pieds nus, on le trouve sur toute la côte pacifique de la Californie au Chili.
Le prix moyen d’une planche est de 50000 pesos, soit 75 euros. La location est de 1000 pesos de l’heure (1, 5 euros). Le Sandboard est plus facile à apprendre que le Snowboard, il offre plus de sécurité car on peut sortir facilement les pieds. En réalité, dans ce sport, le plus difficile c’est de remonter à pieds !


Galerie photos :

 

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