Jeudi
1er avril
C’est avec une grande impatience que nous débutons
cette journée. Outre le défi sportif avec
le dépassement de soi dans l’effort qu’auront
parcourus avec courage chacun des raideurs, sous le soleil
intense du Chili et ses routes vallonnées, il reste
à concrétiser l’entraide. Après
la journée d’hier un peu protocolaire, la
présidente des Amis du Monde et le président
d’Hogar de Cristo signent devant la presse locale
la convention de partenariat. Elle spécifie les
modalités de l’entraide : l’association
devra rendre des comptes tous les trois mois sur les dépenses
effectuées. Pamela, la directrice de la filiale
d’Arica, nous a prévu la visite de deux centres
afin que nous puissions voir concrètement le travail
sur le terrain.

Nous
débutons donc cette journée par la visite
d’un centre qui accueille des enfants de 5 a 18
ans. L’équipe éducative nous explique
tout le travail pédagogique qu’elle mène.
C’est une prise en charge tant sur le plan éducatif,
social et sanitaire, en lien avec les familles qui est
mené. Des activités manuelles et culturelles
comme des sorties ou l’organisation de spectacles
de danse sont organisés. Nous ne rencontrerons
pas les enfants car le responsable du centre nous explique
que ce travail s’effectue maintenant depuis un an
là où vivent les enfants. En partant, Pamela
nous montre le bidonville où vivent ces enfants.
Tôles, planches, s’enchevêtrent pour
composer un semblant de maison. Ici il n’y a ni
eau , ni électricité. Les problèmes
de violence envers les enfants et de drogues sont fréquents.
Nous poursuivons cette visite non sans une arrière
pensée que nous sommes des privilégiés
de pouvoir ainsi parcourir le monde même si le confort
n’a pas toujours était au rendez-vous. Qu’importe
, pour nous cela n’aura durée qu’un
mois.

Le deuxième centre accueille des jeunes hommes
et femmes confrontés à la dépendance
de la drogue. C’est une démarche volontaire
où pendant les trois premiers mois, les résidents
n’ont pas le droit de sortir y compris le week-end.
Après une rapide visite du centre accompagné
des regards étonnés, gênés,
curieux de part et d’autre, la responsable de ce
centre invite tout le groupe à former un cercle.
C’est ainsi que ce fait l’accueil de nouveaux
venus. Tout le monde est ainsi au même niveau. Un
jeune homme commence par se présenter et explique
comment il est venu au centre. Deux autres jeunes effectuent
le même rituel.
Puis c’est au tour des raideurs, avec Aymeric qui
commence cet exercice qui n’est jamais simple à
faire devant des inconnus. Léna effectue la traduction.
Lionel interviendra à la fin pour présenter
le raid et ses objectifs.
Pour nous remercier de notre venue, étonnés
qu’ils sont de voir des français s’intéresser
à leur sort, ils nous interprètent une chanson.
Elle raconte la vie d’un jeune drogué et
toute sa souffrance. C’est un moment fort.
Nous passons à table et c’est par une prière
que débute le repas. Chacun se mélange et
malgré la barrière de la langue les échanges
sont riches et amusés.
Nous terminerons cette magnifique journée par un
match de foot. Les couleurs argentines n’auront pas
porté chance à nos raideurs, l’équipe
chilienne gagne le match par 5 buts à 1. Le sport
aura, une fois de plus, permis la réunion de deux
cultures différentes.
La
solidarité Partenariat médical
par Fabrice Duparc
Lionel
Le raid sportif est terminé. L’opération
d’entraide, débutée depuis plusieurs
mois, a abouti avec la signature de la Convention entre
l’association locale Hogar de Cristo et l’association
des Amis du Monde, et la remise des fonds collectés
destinés à l’achat de médicaments
et de produits de soins. De façon inattendue, l’événement
prend une importance particulière du fait de l’actualité.
En effet le Père Hurtado, fondateur de l’association
Hogar de Cristo, est à la une des journaux par la
décision papale de canoniser ce bienheureux semble
pratiquement acquise.
J’ai
pu rencontrer mes collègues chirurgiens orthopédistes
d’Arica. Le contact n’a pas failli à
ce que nous avons observé avec nos amis chiliens.
Prudent, calme, puis riche et généreux. Ils
exercent leur métier avec passion, en regrettant
cependant d’être aussi loin de tout. Dans ce
pays « vertical » tout en longueur, un transfert
de patient ou un déplacement vers Santiago nécessitent
trois heures d’avion. Nous avons passé la journée
ensemble, à l’hôpital, dans la clinique
et dans le centre de la mutualité des travailleurs,
et participé à la réparation d’un
doigt écrasé porteur d’une fracture
ouverte. Les rapports avec les patients sont confiants et
cordiaux, calmes, loin de la relation procédurière
dans laquelle a sombré notre exercice chirurgical
en France. Quel plaisir de retrouver ces moments riches
entre le patient et son chirurgien !
Nous avons pu passer deux soirées ensemble, instants
précieux et cordiaux d’échanges avec
des collègues du bout du monde. Un restaurant d’Arica
en a été quitte pour une large consommation
de nappes en papier et de feutres, lorsque la table est
devenue une salle de conférence de techniques chirurgicales
orthopédiques et traumatologiques jusque tard dans
la nuit.
Cette rencontre a été un début. Le
CHU de Rouen fait partie des centres éligibles dans
le projet « Programmalban » de prise en charge
de personnels médicaux et paramédicaux de
pays d’Amérique du Sud, subventionné
par la Communauté Européenne. Localement,
certains collègues sont très intéressés.
J’espère vivement que de tels échanges
pourront se concrétiser dans un avenir proche.
Impressions
des raideurs :
Joël :
« Le raid de la Grande Dame des Andes fut une aventure
hors du commun, où j’ai appris l’humilité
et l’ouverture vers les autres. Il y a eu beaucoup
de moments forts dans la traversée, mais les plus
marquants au niveau sportif resteront la montée des
lacets vers l’Argentine, le Salar d’Atacama
et enfin la montée de San Pedro de Atacama vers les
Geysers del Tatio. Je n’ai jamais ressenti physiquement
autant de douleurs et de fatigue à l’arrivée
d’une étape. L’altitude, le froid ont
été les facteurs de celles-ci, mais le chemin
aussi : gravir 4800 mètres tantôt dans du sable,
tantôt sur des cailloux, ne fut pas de tout repos.
C’est là que j’ai vraiment mesuré
l’importance d’une bonne préparation
: tout le travail effectué en France, dans les Hautes-Alpes
pour l’altitude, sur les pavés du nord pour
les vibrations, m’a montré son efficacité
et j’en remercie Lionel.
Mais le raid ne fut pas que sportif. La rencontre du peuple
chilien accueillant et toujours serviable et imperturbable
- comme nos deux chauffeurs Alberto et Victor, restera une
leçon de modestie. Pour conclure ce raid, l’arrivée
à Arica, l’étape finale. Le but de notre
travail réalisé pendant 14 mois se concrétise
enfin non sans une petite amertume de devoir bientôt
quitter le Chili. C’est une sensation bizarre : je
ne souhaitais pas que ce raid se termine, et en même
temps j’étais pressé d’arriver
pour partager ces moments avec les jeunes de l’association
Hogar de Cristo. J’ai pu mesurer le travail de toute
l’équipe ainsi que des personnes qui ont contribué
au financement de l’entraide, me rendre compte par
moi-même de leurs besoins sur le terrain et de l’utilisation
concrète de l’aide apportée. Merci aussi
à nos partenaires qui nous ont fait confiance et
aux écoles qui nous ont suivis et portés vers
la Grande Dame. »
Aymeric :
« Mon compagnon est désormais démonté
et placé dans sa sacoche, prêt à prendre
l’avion à Santiago. L’équipe et
moi sommes dans l’Albertomobile qui nous mène
d’Arica à Santiago. Derniers moments avec elle.
Derniers moments pour contempler les paysages contrastés
du Chili. Il reste encore 1000 km, et je me prépare
à retrouver bientôt Rouen, l’université
et ses partiels, mon travail à Monoprix. Dur dur
après cinq semaines comme on vient de vivre, mais
le principal est là : on a réussi les défis
qu’on s’était fixé et je vais
retrouver famille, amis et football. La Grande Dame aura
permis de vivre des moments inoubliables à vélo
dans le désert d’Atacama, dans le col de Portillo,
et dans l’étape finale à Arica où
toute l’équipe a donné ce qui lui restait.
Ainsi, je dois dire que tout le plaisir que j’ai ressenti
à vélo pendant les étapes s’est
prolongé à chaque fois avec certains membres
de l’équipe : le sport, ça rassemble
c’est vrai, mais le principal est d’avoir l’esprit
ouvert à l’autre. Enfin, je garderai en mémoire
cette journée à Arica en compagnie de Cristian,
Victor, Viviana, Emilio et Luiz, en difficultés sociales,
avec qui nous avons pu partagé un repas, nos impressions
sur la vie, pui un match de football où le fairplay
et l’envie de partager ce moment importait plus que
le résultat. »
Léna :
« Ce voyage a été extrêmement
enrichissant. Il m’a permis de découvrir une
autre réalité, autre que notre petit confort
en France. Ici les gens sont souriants, accueillants, généreux,
ouverts, toujours prêts à aider, et pourtant
si modestes. Ca donne à réfléchir…
Chaque rencontre est un moment de plaisir. Une diversité
de paysages incroyables gravés à vie dans
ma mémoire. Des paysages tellement purs, entre le
désert, le Salar, l’océan…
Autre point particulièrement important : les relations
humaines. Vivre 24 heures sur 24 en communauté n’est
pas toujours simple, surtout lorsque les personnes sont
toutes si différentes. Je pense que chacun a fait
des efforts de son côté et que pour cela nous
avons réussi à former un groupe soudé.
Je sais d’ailleurs que le retour en France ne sera
pas facile, se séparer de toutes ces personnes va
être douloureux pour ma part.
Ceci dit, je ne peux nier une certaine frustration car même
si je savais que l’expérience se ferait dans
le cadre d’un raid, je pensais voir, découvrir,
plus en profondeur le Chili. D’une part, parce qu’un
mois c’est un peu court pour connaître un pays,
et d’autre part parce que nous étions souvent
toujours pris par le temps et trop souvent dans le bus.
En ce qui concerne la partie entraide, elle a été
particulièrement émouvante, c’est dommage
qu’elle ait été si brève. J’aurais
aimé passer davantage de temps avec ces jeunes que
nous avons rencontrés dans un centre de réinsertion
suites à des problèmes de drogue et d’alcool.
J’aurais aussi aimé pouvoir aider concrètement,
rencontrer des enfants, des adultes, échanger, discuter,
jouer avec eux. Mais malheureusement le temps pressait car
nous sommes arrivés plus tard que prévu à
Arica.
Je suis particulièrement reconnaissante envers les
Amis du Monde pour m’avoir permis de vivre une expérience
aussi mémorable. »
Pascal :
« J’écris ces lignes dans l’ «
Albertomobile » sur le chemin du retour et il me semble
avoir gravi chaque montagne, planté la tente sur
chaque terrain qui défilent sous mes yeux. Partout
c’est encore l’immensité d’un terrain
aride, sans herbe, mais je ne dirais plus austère
car le Chili du nord notamment, m’a révélé
des paysages magnifiques, grandioses. Bien sûr il
a fallu aller les trouver, certains à plus de 4 000
mètres d’altitude, ce ne fut pas facile, mais
c’était le juste prix à payer. Le parcours
et les conditions du raid avec Lionel ne doit pas –
j’imagine – se trouver dans aucune agence de
voyage, même celles spécialisées pour
l’aventure. D’ailleurs une ambiance de travail
était toujours omniprésente : l’intendance,
les articles pour le site Internet, l’entretien des
« compagnons », la recherche du parcours etc
… Malgré, ou grâce à cela, l’ambiance
fut excellente, j’en garde une richesse personnelle.
Tout comme la rencontre avec les chiliens qui, sur une terre
et sous un climat plus difficile à supporter qu’en
Europe, mais également, ne bénéficiant
que de peu ou pas d’avantages sociaux bref, avec peu
de facilités, les chiliens demeurent accueillants
chez eux, vous offrent l’eau, l’électricité,
le gîte et le couvert. Quelle leçon ! Ils dégagent
une amabilité tranquille où le stress ne semble
pas avoir de place. Par ailleurs, je suis content d’avoir
rencontré une école, heureux que des élèves
chiliens acceptent de correspondre avec des élèves
français. Enfin je garde en souvenir ce moment fort
que fut la rencontre avec l’association Hogar de Cristo
à Arica, surtout la visite de l’un de ses centres.
Chaque action y est formalisée pour que puissent
comprendre et s’insérer ceux qui ne furent
pas gâtés au départ de leurs vies….
La partie de football organisée sur un terrain sablonneux,
très venteux, en bordure d’une route passante
– sans protection (plusieurs fois nous sommes allées
chercher le ballon de l’autre côté de
la route), sous un soleil écrasant, presque perdu
à la sortie de la ville devant des montagnes impressionnantes
faites de pierres et poussières restera un souvenir
plutôt fort. Il fallait y être, courir au milieu
de ce terrain de football là, sentir l’importance
qu’elle revêtait dans la vie de ces jeunes chiliens.
J’ai presque touché l’impalpable, lâché
prise avec l’avoir pour l’être. J’étais
en communion. Pour conclure, je voudrais encore une fois
remercier mes collègues de travail, Amis, parents,
inconnus qui ont participé à l’action
d’entraide, remercier également Frédérique,
mes enfants, Antoine et Paul, pour leurs participations
indirectes pendant toute l’année de préparation
en 2003, remercier aussi ceux qui m’ont soutenu de
près et de loin pendant les baisses de conditions
en septembre, en décembre et une fois pendant le
raid. A tous qui hésitez encore quand l’occasion
se présente, j’adresse mes plus vifs encouragements
à passer à l’action. »
Marcel :
« J’ai rencontré Pascal à Vire
en novembre 2002, et nous avons commencé les entraînement
en février 2003. C’est comme ça que
le raid a commencé. On s’entendait bien et
ce fut pareil avec tout le monde au Chili. J’ai vu
de beaux paysages, tel celui chez le vigneron, et je n’aurais
pas vu ça tout seul. Merci Lionel. La première
montée mythique du raid avec ses lacets à
l’infini, celle qui menait les camions en Argentine,
fut pour moi très belle mais également très
difficile. La vie de raideur m’a bien plu, mais cinq
semaines suffisent. J’ai remarqué que les chiliens
prennent leur temps en toute chose, et je trouve que c’est
bien. En France, on est toujours pressé. La viande
et le vin du Chili sont excellents. Le « compagnon
», vélo tout chemin, fut remarquable, fidèle
sur n’importe quel terrain. A Arica, on s’est
approché d’un bidonville à côté
d’une décharge publique. Quelle pauvreté
! Cela ne devrait plus exister au siècle d’aujourd’hui.
Pourquoi y a-t-il tant d’argent utilisé, «
gaspillé » par ailleurs, quand des hommes,
des femmes et des enfants ont faim ? »
Thomas :
« Excusez-moi mais, dans mes impressions, je ne parlerai
ni des paysages ni, de la population, ni du Chili. J’ai
choisi de parler d’un aspect du raid qui m’a
particulièrement touché. Durant ces cinq semaines,
j’ai trouvé quelque chose que je n’étais
peut-être pas venu chercher, cette chose, c’est
la vie de groupe. J’ai pu vivre des moments exceptionnels
et rares avec certaines personnes. Une véritable
famille s’est dessinée, dans laquelle on a
pu partager nos mécontentements mais aussi des discussions,
des émotions, des sourires. Ces échanges intenses,
souvent uniques, nous apportent énormément.
Nous aide à évoluer, à mieux se connaître,
à continuer d’avancer dans la vie. Je sais
que la séparation sera pour ma part très difficile,
je vais quitter des personnes formidables, alors à
tous ceux qui ont partagé mon quotidien, mes soirées,
je voudrais simplement dire merci.
D’autre part, je voudrais parler d’une autre
partie du raid qui me tient à cœur, l’entraide.
Quand je me suis engagé dans cette aventure, ma motivation
première était de pouvoir apporter quelque
chose à des personnes dans le besoin. Après
l’avoir vécu, je dois dire que j’ai été
déçu sur certains points. Tout d’abord,
j’aurai préféré avoir plus d’informations
sur l’association que l’ on aide. Ensuite, j’aurai
aimé que le temps consacré à l’entraide
soit plus long, seulement 2 jours sur l’ensemble du
raid me semble trop peu. Nous aurions pu au moins passer
une semaine à Arica pour partager plus de chose avec
les personnes en difficultées. Quand nous sommes
arrivés, j’était frustré, car
nous nous sommes présentés, genre bonjour
c’est nous les occidentaux, on a fini notre raid,
on vous apporte de l’argent, on fait la réunion
protocolaire et puis c’est tout. Le lendemain, devant
les favelas, même frustration, avec, excusez-moi l’expression,
une visite du type zoo. Heureusement, après, il y
a eu le moment passé au centre pour jeunes en cure
de désintoxication qui était très bien,
mais je déplore que c’eût été
le seul. Même s’il y a des points positifs,
je dois dire, pour faire court et résumer mon ressenti,
que je ne partage pas la même conception de l’entraide
que les Amis du Monde. Cela dit je ne remets en aucun en
cause le travail réalisé par toutes les personnes
pour l’entraide, car la somme apportée à
Hogar de Cristo n’ est pas négligeable.
Enfin, une belle aventure humaine se termine, tout ce que
j’ai à dire, c’est qu’il faut faire
ce que vous avez envie de faire, ce en quoi vous croyez,
aimer la vie et profiter au maximum du moment présent.
Le mot de la fin pour remercier toutes les personnes qui
nous ont soutenus, qui nous ont suivis, car il ne faut pas
oublier que sans elles on n’existe pas. »
Galerie
photos
La
gazette médicale de la Grande Dame des Andes
par Fabrice Duparc
La
condition physique dans un raid de longue durée.
Etonnante ! C’est le mot qui vient lorsque
l’on observe la condition physique des raideurs, après
4 semaines, des milliers de km et dans des situations souvent
difficiles de chaleur et de forte dénivellation en
altitude.
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Le
secret : tout d’abord, le choix des participants
dans les épreuves de sélection. Tout
le monde ne peut pas avoir le physique et le mental
nécessaires. Ensuite le temps de préparation,
18 mois, pour une montée progressive en puissance
et en résistance. Bien entendu, il faut «
manger du km », il en ont parcouru près
de 15000 en toutes circonstances. De plus, le respect
des temps de récupération, après
les efforts intenses, pour préserver le capital
musculaire et reconstituer les réserves d’énergie.
Ces paramètres sont individuels. Ils s’ajoutent
aux données collectives de soutien réciproque
en cas de défaillance passagère inévitable
d’un membre de l’équipe, à
l’encouragement réciproque, à
l’engagement partagé de chaque participant
pour la bonne marche du groupe.
Ces considérations dépassent le niveau
sportif d’un tel raid, car l’équipe
n’était pas reçue le soir dans
des hotels conforables, mais campait dans le désert.
Il fallait aussi assurer l’approvisionnement
en eau, indispensable, et la logistique, toutes ces
taches partagées étaient des instants
de repos en moins, à titre personnel, mais
des moments d’investissement intense à
titre collectif.
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