" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 01 avril 2004

Merci la Grande Dame des Andes de nous avoir accueillis
Voir la vidéo

Lundi 29 mars, San Pedro de Atacama – Humberstone
Il est 5 heures, la nuit a été courte mais la route jusqu’à Arica est encore longue. A 5h30 l’Albertomobile quitte San Pedro de Acatama et rejoint la Panaméricaine. Elle s’arrête déjeuner vers 10h dans un petit village quasiment désert, où l’unique épicerie vend ses dernières provisions, car à Quillaga, le camion de livraisons ne passe que tous les 15 jours et c’est demain ! Près du bus, les habitants d’une petite maison proposent gentiment à l’équipe de remplir les bidons d’eau et d’utiliser leur gazinière. Dans ce village où le temps semble s’être arrêté et aux vues de l’aridité de la région, les foyers ne sont alimentés en eau potable que trois jours par semaine, et le petit ruisseau qui traverse le village est asséché 6 jours sur 7. Les raideurs ont de la chance, aujourd’hui le petit ru est humide, ce qui leur permet de faire une toilette succinte.


La vie tranquille

L’eau n’y est qu’une fois par semaine

L’équipe reprend la route, il fait déjà 30°C. A 70 km de Pozo Almonte, l’Albertomobile laisse échapper ses raideurs qui partent avec leurs compagnons sur la grande route d’asphalte rectiligne, bordée par la Pampa de Tamarugal. Cette réserve, qui couvre une superficie de plus de 102 000 hectares, a été mise sur pied pour protéger les Tamarugos, arbres au tronc sinueux, de 15 m de haut, dont la région était couverte avant le démarrage des exploitations de salpêtre, il y a plus d’un siècle. Ces arbres sont les seuls poussant dans un sol de sel et qui n’ont pas besoin d’eau pour se développer. Poussés par le vent, ils filent à plus 30 km/h de moyenne sous un soleil étouffant.


Avant dernière étape

Sur la Panaméricaine

Besoin d’eau

Il suffit de demander !

A 16 h 30, les cinq cyclistes arrivent à Pozo Almonte.


Arrivée à Pozo Almonte
Le temps de faire quelques courses et les raideurs filent à Humberstone, la ville fantôme. Située à 47 km d’Iquique (capitale de la région I) Humberstone a été construite en 1862 autour d’un gisement de nitrate par un certain James Humberstone, ingénieur britannique, le « père du salpêtre ». La cité eut jusqu’à 5 000 habitants, qui partirent à la fermeture de la mine en 1959. Humberstone n’est plus aujourd’hui qu’une ville fantôme où les bâtiments anciens sont encore debout, mais déserts. Lorsque les raideurs arrivent à Humberstone, l’entrée de la ville est fermée par une barrière. Léna tente alors de discuter avec le gardien, car le site est trop intriguant pour qu’on lui tourne les pneus. Magie du Chili, le maître des lieux accepte que l’équipe dorme dans les vieilles bâtissent abandonnées et se joint aux raideurs autour un grand asado (barbecue) qui redonne vie à Humberstone.
Humberstone, la ville fantôme


A la recherche des fantômes

Les toits usés par le temps

Regard sur le coucher de soleil

Nuit paisible à Humberstone
Au dodo les raideurs, demain c’est le grand jour : l’arrivée à Arica, chargée de symboles puisque les raideurs rencontreront enfin l’association Hogar de Cristo pour laquelle ils ont tant donné de leur personne.

Mardi 30 mars, Humberstone – Arica
L’Albertomobile décolle à 9h15. Elle s’arrête vers midi pour laisser partir Lionel seul.


Un départ en solitaire
La Grande Dame, pour cette dernière étape, leur réserve encore deux surprises : un premier col de 24 km au sommet duquel les raideurs rejoignent leur leader (soit 35 km après son départ) ; puis un deuxième de 11 km, au creux de la vallée.

En forme pour la dernière étape

Une chaleur accablante

Dernier col de 11 kilomètres

Les raideurs ne sont pas épargnés

Quand les vélos doublent les camions

Une descente bien méritée

Toujours plus vite

Côte à côte pour l’arrivée
A 17h, l’équipée franchit les portes d’Arica après 88 km de vélo sous la chaleur. Un sourire illumine leur visage. Le drapeau chilien arboré fièrement passe de main en main et traduit leur joie d’être arrivés jusque là. Le défi sportif a été relevé avec succès.

Bienvenus à Arica

Le drapeau de la réussite

La photo tant attendue : bravo !

Ils n’ont qu’une envie maintenant, rencontrer l’association Hogar de Cristo pour concrétiser le défi d’entraide. Il existe 50 antennes d’Hogar de Cristo dans tout le Chili, et pas moins de 11 à Arica. Les raideurs ont rendez-vous dans l’une d’entre elles. A 17h30, Pamela - la directrice d’une antenne se consacrant essentiellement aux personnes âgées sans foyer, et Carlos - le directeur administratif, accueillent les raideurs et la présidente des Amis du Monde. Autour d’une grande table et sous l’œil attentif des journalistes de la radio et de la presse chilienne, Lionel, Joëlle et le président d’Hogar de Cristo – Jose Emilio Guzman, rappellent que les 15 000 euros récoltés en France (grâce aux soirées d’entraide et à la vente de tee-shirts) serviront à l’achat de médicaments qui contribueront à soigner les malades les plus démunis.


L’accueil des représentants d’Hogar de Cristo

Le mur aux couleurs de l’association
Demain, les raideurs iront à la rencontre des personnes à qui profitera l’entraide. Ils pourront ainsi prendre conscience de la nécessité de leur action et verront leurs efforts récompensés. Ces moments d’émotions signeront la fin du raid.
La Grande Dame des Andes aura offert aux raideurs ce qu’elle a de plus beau, des paysages extraordinaires et une population chaleureuse et généreuse. Au nom de ces instants de pur bonheur et d’enrichissement, merci encore, Grande Dame des Andes, de nous avoir accueillis sur tes terres. De retour en France, nous n’aurons qu’à fermer les yeux pour nous remémorer tous ces moments hors du temps.

Bilan du défi sportif :
Au total, Lionel et les raideurs ont fait 24 étapes.
Lionel a parcouru 3302km, grimpé 94 cols ; les raideurs ont parcouru 1621 km, grimpé 60 cols entre 1600m et 4600m d’altitude.
60% des routes étaient des pistes.

Retour

Hébergement : eurenet