Lundi
29 mars, San Pedro de Atacama – Humberstone
Il est 5 heures, la nuit a été courte mais
la route jusqu’à Arica est encore longue.
A 5h30 l’Albertomobile quitte San Pedro de Acatama
et rejoint la Panaméricaine. Elle s’arrête
déjeuner vers 10h dans un petit village quasiment
désert, où l’unique épicerie
vend ses dernières provisions, car à Quillaga,
le camion de livraisons ne passe que tous les 15 jours
et c’est demain ! Près du bus, les habitants
d’une petite maison proposent gentiment à
l’équipe de remplir les bidons d’eau
et d’utiliser leur gazinière. Dans ce village
où le temps semble s’être arrêté
et aux vues de l’aridité de la région,
les foyers ne sont alimentés en eau potable que
trois jours par semaine, et le petit ruisseau qui traverse
le village est asséché 6 jours sur 7. Les
raideurs ont de la chance, aujourd’hui le petit
ru est humide, ce qui leur permet de faire une toilette
succinte.

La vie tranquille
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L’eau n’y est qu’une fois par
semaine |
L’équipe
reprend la route, il fait déjà 30°C.
A 70 km de Pozo Almonte, l’Albertomobile laisse
échapper ses raideurs qui partent avec leurs compagnons
sur la grande route d’asphalte rectiligne, bordée
par la Pampa de Tamarugal. Cette réserve, qui couvre
une superficie de plus de 102 000 hectares, a été
mise sur pied pour protéger les Tamarugos, arbres
au tronc sinueux, de 15 m de haut, dont la région
était couverte avant le démarrage des exploitations
de salpêtre, il y a plus d’un siècle.
Ces arbres sont les seuls poussant dans un sol de sel
et qui n’ont pas besoin d’eau pour se développer.
Poussés par le vent, ils filent à plus 30
km/h de moyenne sous un soleil étouffant.
A 16 h 30, les cinq cyclistes arrivent à Pozo Almonte.

Arrivée à Pozo Almonte |
Le
temps de faire quelques courses et les raideurs
filent à Humberstone, la ville fantôme.
Située à 47 km d’Iquique (capitale
de la région I) Humberstone a été
construite en 1862 autour d’un gisement de
nitrate par un certain James Humberstone, ingénieur
britannique, le « père du salpêtre
». La cité eut jusqu’à
5 000 habitants, qui partirent à la fermeture
de la mine en 1959. Humberstone n’est plus
aujourd’hui qu’une ville fantôme
où les bâtiments anciens sont encore
debout, mais déserts. Lorsque les raideurs
arrivent à Humberstone, l’entrée
de la ville est fermée par une barrière.
Léna tente alors de discuter avec le gardien,
car le site est trop intriguant pour qu’on
lui tourne les pneus. Magie du Chili, le maître
des lieux accepte que l’équipe dorme
dans les vieilles bâtissent abandonnées
et se joint aux raideurs autour un grand asado (barbecue)
qui redonne vie à Humberstone. |
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Humberstone,
la ville fantôme
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A la recherche des fantômes |

Les toits usés par le temps |

Regard sur le coucher de soleil |

Nuit paisible à Humberstone |
Au
dodo les raideurs, demain c’est le grand jour
: l’arrivée à Arica, chargée
de symboles puisque les raideurs rencontreront enfin
l’association Hogar de Cristo pour laquelle
ils ont tant donné de leur personne. |
Mardi
30 mars, Humberstone – Arica
L’Albertomobile décolle à 9h15. Elle
s’arrête vers midi pour laisser partir Lionel
seul.
Ils n’ont qu’une envie maintenant, rencontrer
l’association Hogar de Cristo pour concrétiser
le défi d’entraide. Il existe 50 antennes d’Hogar
de Cristo dans tout le Chili, et pas moins de 11 à
Arica. Les raideurs ont rendez-vous dans l’une d’entre
elles. A 17h30, Pamela - la directrice d’une antenne
se consacrant essentiellement aux personnes âgées
sans foyer, et Carlos - le directeur administratif, accueillent
les raideurs et la présidente des Amis du Monde.
Autour d’une grande table et sous l’œil
attentif des journalistes de la radio et de la presse chilienne,
Lionel, Joëlle et le président d’Hogar
de Cristo – Jose Emilio Guzman, rappellent que les
15 000 euros récoltés en France (grâce
aux soirées d’entraide et à la vente
de tee-shirts) serviront à l’achat de médicaments
qui contribueront à soigner les malades les plus
démunis.
L’accueil des représentants d’Hogar
de Cristo |
Le
mur aux couleurs de l’association |
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Demain,
les raideurs iront à la rencontre des personnes à
qui profitera l’entraide. Ils pourront ainsi prendre
conscience de la nécessité de leur action
et verront leurs efforts récompensés. Ces
moments d’émotions signeront la fin du raid.
La Grande Dame des Andes aura offert aux raideurs ce qu’elle
a de plus beau, des paysages extraordinaires et une population
chaleureuse et généreuse. Au nom de ces instants
de pur bonheur et d’enrichissement, merci encore,
Grande Dame des Andes, de nous avoir accueillis sur tes
terres. De retour en France, nous n’aurons qu’à
fermer les yeux pour nous remémorer tous ces moments
hors du temps.
Bilan
du défi sportif :
Au total, Lionel et les raideurs ont fait 24 étapes.
Lionel a parcouru 3302km, grimpé 94 cols ; les raideurs
ont parcouru 1621 km, grimpé 60 cols entre 1600m
et 4600m d’altitude.
60% des routes étaient des pistes.
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