Vendredi
19 mars
Après une courte nuit, l’Albertomobile reprend
la route vers Antofagasta. Attirée par le sable
fins des plages de l’océan pacifique, elle
choisit la ville de Charana pour offrir aux raideurs un
déjeuner imprégné d’effluves
marines, de soleil et de rires.

Déjeuner sur le Pacifique
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Petite église de pêcheurs |
Aujourd’hui
la vaisselle se fait à l’eau de mer, sous
l’œil vigilant des condors majestueux.

Lavage de vaisselle dans le plus grand évier
du monde |

Le condor, emblème du Chili |
Il
est 15h, l’équipe remonte dans le bus qui
s’enfonce peu à peu dans le désert.
Pendant que Pascal, Joël et Marcel entame l’ascension
d’une dune pour mieux s’apercevoir de l’immensité
silencieuse qui les entoure, Lionel et son « compagnon
» découvrent un nouveau terrain de jeu.

Moment de complicité dans les dunes du désert
d’Atacama |

Même dans la détente Lionel et son
compagnon sont inséparables |
Une
centaine de kilomètres plus loin, le campement
est monté. Les températures, qui ont étonnamment
chuté, marquent une amplitude thermique très
importante.
Samedi
20 mars
Toute urbaine qu’elle est, l’Albertomobile exige
toujours plus d’aventure et réclame des pistes
: finie la route ! Le campement est monté à
quelques kilomètres de la piste qui conduit au Saler,
désert de sel tant convoité par les raideurs.
Dimanche
20 mars, désert d’Atacama
Après le petit déjeuner, l’équipe
se rassemble pour une petite réunion car Lionel ainsi
que certains raideurs étaient mécontents la
veille que les bidons d’eau n’aient pas été
remplis pour leur arrivée à Antofagasta. De
plus, Lionel aurait voulu que les raideurs pensent à
faire des reportages durant les quelques heures qu’ils
ont passé dans la ville.
La
descente aussi difficile que la montée
|
Il
est 9h, l’Albertomobile fait vrombir son moteur,
en piste !
Petit arrêt au village de Baquedano pour faire
quelques réserves car c’est le dernier
village qu’ils croiseront avant de s’enfoncer
dans le désert de sel. 70 pains, 100 litres
d’eau, 20kg de pommes de terre, 3kg de tomates,
de carottes et d’oranges subviendront aux besoins
des raideurs. L’Albertomobile, elle aussi, a
besoin de se nourrir ! A la station essence, Lionel
autorise l’équipe à prendre une
douche pour pallier aux conditions d’hygiène
difficiles dues au manque d’eau depuis deux
jours. |
A
12h30, Lionel donne le premier coup de pédale
sur la piste du désert d’Atacama. Il
part seul car il tient à ce que les raideurs
montent avec lui les trois cols prévus en deuxième
partie d’étape. |

La route continue pour Lionel |

Les raideurs en harmonie |
Il
a parcouru 82km lorsque ses équipiers le rejoignent.
Le premier col (2400m d’altitude) n’est
qu’à quelques kilomètres : une
montée en ligne droite sur 6km, avec une pente
à 6% et un vent très violent. La route
est une succession de couches de terre, et la chaleur
qui en émane fait grimper la température
des corps. Le leitmotiv de l’équipée
: boire, encore et encore, pour éviter la déshydratation. |
Ravitaillement indispensable |
La route est longue |
Autour d’eux : le vide. Un univers de sable mêlé
à des cailloux. Des dunes à perte de vue aux
sommets desquelles grimpent le reste de l’équipe
pour les encourager. Et la Grande Dame, jamais bien loin,
qui veille sur eux comme à son habitude.

Les raideurs dans l’immensité |

Un bus de ville perdu dans le désert |
Sur
cette route striée ne circulent que de gros camions
qui, dans une symphonie de klaxons, saluent les raideurs
et leur proposent quelques gorgées d’eau.
A
2800m d’Altitude, les températures se sont
considérablement rafraîchi et le vent entend
bien jouer au cerf volant avec les tentes! Mais les rafales
n’enlèvent rien à ce décor pittoresque
: le soleil qui se couche fait naître des nuages aux
couleurs de barbe à papa, et le silence du désert
se transforme en une mélodie apaisante.
Quand
le vent s’en mêle |
Quand
la nuit devient couleurs |
Au
dodo les raideurs, demain c’est le Salar (grand désert
de sel) qui vous invite dans ses terres. Soyez prêts.
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