" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 24 mars 2004

Entre désert de sable et désert de sel, le cœur balance et les muscles tremblent (Volet 1)
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Vendredi 19 mars
Après une courte nuit, l’Albertomobile reprend la route vers Antofagasta. Attirée par le sable fins des plages de l’océan pacifique, elle choisit la ville de Charana pour offrir aux raideurs un déjeuner imprégné d’effluves marines, de soleil et de rires.


Déjeuner sur le Pacifique

Petite église de pêcheurs

Aujourd’hui la vaisselle se fait à l’eau de mer, sous l’œil vigilant des condors majestueux.


Lavage de vaisselle dans le plus grand évier du monde

Le condor, emblème du Chili

Il est 15h, l’équipe remonte dans le bus qui s’enfonce peu à peu dans le désert. Pendant que Pascal, Joël et Marcel entame l’ascension d’une dune pour mieux s’apercevoir de l’immensité silencieuse qui les entoure, Lionel et son « compagnon » découvrent un nouveau terrain de jeu.


Moment de complicité dans les dunes du désert d’Atacama

Même dans la détente Lionel et son compagnon sont inséparables

Une centaine de kilomètres plus loin, le campement est monté. Les températures, qui ont étonnamment chuté, marquent une amplitude thermique très importante.

Samedi 20 mars


Premier campement dans le désert

C‘est la chaleur qui tire les raideurs du sommeil. Pendant qu’ils finissent de petit-déjeuner, Alberto rend un hommage aux routiers morts sur la Panaméricaine. A 8h, Lionel part seul à la découverte du désert d’Atacama.

Quelques minutes de recueillement

Lionel seul face au désert d’Atacama
Une heure et demi plus tard, il est rejoint par ses raideurs qui, à peine remis de l’étape dans le col de Los Llanos de Huanta et des dix heures dans le bus, s’apprêtent à entamer à leur tour la première étape dans le désert. La piste a cédé la place à du bitume, mais subsistent deux difficultés de taille : la chaleur asséchante (Joël fait à son tour les frais d’une généreuse distribution d’insolations) et le vent de face qui souffle à plus de 50km/h. Il s’agit donc pour eux de faire de bons relais afin d’économiser de l’énergie.

Premiers coups de pédales des raideurs dans le désert

Une route unique pour le club des cinq

La chaleur brouille le décor
Les 80km parcourus les mènent au centre-ville d’Antofagasta où les attend le reste de l’équipe. Ils doivent faire des provisions car pendant deux jours ils seront en autonomie au milieu du désert.

Fenêtre sur Antofagasta

Toute urbaine qu’elle est, l’Albertomobile exige toujours plus d’aventure et réclame des pistes : finie la route ! Le campement est monté à quelques kilomètres de la piste qui conduit au Saler, désert de sel tant convoité par les raideurs.

Dimanche 20 mars, désert d’Atacama
Après le petit déjeuner, l’équipe se rassemble pour une petite réunion car Lionel ainsi que certains raideurs étaient mécontents la veille que les bidons d’eau n’aient pas été remplis pour leur arrivée à Antofagasta. De plus, Lionel aurait voulu que les raideurs pensent à faire des reportages durant les quelques heures qu’ils ont passé dans la ville.


La descente aussi difficile que la montée
Il est 9h, l’Albertomobile fait vrombir son moteur, en piste !
Petit arrêt au village de Baquedano pour faire quelques réserves car c’est le dernier village qu’ils croiseront avant de s’enfoncer dans le désert de sel. 70 pains, 100 litres d’eau, 20kg de pommes de terre, 3kg de tomates, de carottes et d’oranges subviendront aux besoins des raideurs. L’Albertomobile, elle aussi, a besoin de se nourrir ! A la station essence, Lionel autorise l’équipe à prendre une douche pour pallier aux conditions d’hygiène difficiles dues au manque d’eau depuis deux jours.
A 12h30, Lionel donne le premier coup de pédale sur la piste du désert d’Atacama. Il part seul car il tient à ce que les raideurs montent avec lui les trois cols prévus en deuxième partie d’étape.

La route continue pour Lionel

Les raideurs en harmonie
Il a parcouru 82km lorsque ses équipiers le rejoignent. Le premier col (2400m d’altitude) n’est qu’à quelques kilomètres : une montée en ligne droite sur 6km, avec une pente à 6% et un vent très violent. La route est une succession de couches de terre, et la chaleur qui en émane fait grimper la température des corps. Le leitmotiv de l’équipée : boire, encore et encore, pour éviter la déshydratation.

Ravitaillement indispensable

La route est longue

Autour d’eux : le vide. Un univers de sable mêlé à des cailloux. Des dunes à perte de vue aux sommets desquelles grimpent le reste de l’équipe pour les encourager. Et la Grande Dame, jamais bien loin, qui veille sur eux comme à son habitude.


Les raideurs dans l’immensité

Un bus de ville perdu dans le désert

Sur cette route striée ne circulent que de gros camions qui, dans une symphonie de klaxons, saluent les raideurs et leur proposent quelques gorgées d’eau.

Lionel souffre du dos, ses douleurs se font de plus en plus aiguës dans le dernier col. Il termine l’étape le dos complètement bloqué, entouré de ses raideurs qui ont parcouru 62km mais qui auraient pu en faire une dizaine de plus. Il lui faudra de longues minutes avant de pouvoir rejoindre le campement les yeux gorgées de larmes.

La route n’appartient pas qu’aux vélos

La douleur du corps

Même à côté de son compagnon il ira jusqu’au bout

A 2800m d’Altitude, les températures se sont considérablement rafraîchi et le vent entend bien jouer au cerf volant avec les tentes! Mais les rafales n’enlèvent rien à ce décor pittoresque : le soleil qui se couche fait naître des nuages aux couleurs de barbe à papa, et le silence du désert se transforme en une mélodie apaisante.


Quand le vent s’en mêle

Quand la nuit devient couleurs

Au dodo les raideurs, demain c’est le Salar (grand désert de sel) qui vous invite dans ses terres. Soyez prêts.

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