" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 10 mars 2004

La Grande Dame est exigeante



Un champ de cailloux

Samedi 6 mars, Entre Lagos

Il est 10h, les raideurs quittent le campement. La générosité des villageois qui les ont accueillis pour la nuit fait gonfler leur cœur et leurs muscles.


Campement chez l’habitant

Le propriétaire

Un champ de tentes

A l’attaque ! Cette fois, les raideurs parcourent 55 km sur des pistes caillouteuses, enjambent des ponts de bois le regard décidé. Les vibrations dues au terrain escarpé provoquent les premiers frottements : les mains rougissent, s’écorchent; les fesses s’échauffent, se contractent. Les cailloux cèdent le passage aux compagnons dans un fracas énorme, et se transforment en projectiles qui viennent frapper les jambes des raideurs.


Ça donne envie !

Il est 16h, les raideurs descendent de leur monture. Une étincelle illumine leurs visages, ils commentent :

Pascal : « Jusqu’au quarantième kilomètre, je réagissais à des détails externes. Mais pendant les 10 derniers kilomètres, la fatigue, la difficulté du terrain très caillouteux m’ont recentré sur la conduite, ramené à ce que je suis vraiment venu faire au Chili. Au cinquantième kilomètre, c’était suffisant pour une première sortie. »

Marcel : « A part le Paris-Roubaix, c’est la première fois que j’enchaîne deux jours consécutifs sur des pistes caillouteuses. Il fallait faire attention à bien tenir l’équilibre sur le vélo, parce que j’avais des crampes dans les doigts et des vibrations dans les bras. »

L’équipe s’arrête déjeuner dans un village fruité qui surplombe un vaste lac.


Self-service

Lionel dépasse le maillot jaune !

Lionel, lui, ne s’est pas arrêté. Son compagnon, avide de terres nouvelles, l’emmène toujours plus avant. Pendant 135 km, Lionel et son compagnon ne forment plus qu’un, ils partagent leurs efforts pour mieux se donner à la Grande Dame. Le ciel, comme jaloux que les roues lui préfèrent sa sœur la terre, redouble d’averses violentes et répétées. Il pleut tellement que la roue arrière ripe. Les quinze derniers kilomètres, des pentes à 20%, obligent Lionel à intensifier ses efforts.


Plus fort que l’effort

L’effort récompensé

Il est 20h, Lionel retrouve l’équipe à Llifen. A quelques kilomètres, un lac les invite à planter les tentes dans un cadre enchanteur. C’est la pleine lune, elle a chargé une étoile de veiller sur les raideurs.


Le paysage donne des mollets

Dimanche 7 mars, Llifen

Il est 8h, le lac se transforme en une baignoire géante, il ne manque que la mousse pour combler les raideurs. Alberto et Victor apprennent que le pont qui permet de poursuivre la piste de la Cordillère est hors d’usage. Les raideurs devront, à un moment donné, grimper dans l’Albertomobile qui fera un détour de 200 km pour rejoindre la Grande Dame. Le soleil leur offre néanmoins ses rayons pendant 75 km ; ils forcent sur les pédales pendant 30 km dans des chemins de cailloux.


La montée vers le repas

La gamelle à énergie (la semoule au miel)

Mais les pistes ne sont pas le seul danger, car les raideurs semblent être aux chiens ce que les bonbons sont aux enfants : des sucreries savoureuses ! Ils ne rêvent que d’une chose, les croquer ! Quelques cuillérées de potions magiques (un savant mélange de semoule, de lait et de miel) leur donne de l’énergie et les aide à se concentrer sur les pistes


Ils ne se font pas prier !


Il est 13h30, l’équipe saute dans l’Albertomobile pour aller retrouver la Grande Dame.

 

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