" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 27 février 2004

Les 3 parades de départ

Légende sous la photo du début : C’est le pic culminant entre une année de préparation et l’envol vers la Grande Dame dans quelques jours. Journées de liesse façon Marathon dans les villes partenaires.

Tout commence Jeudi 19 février. Lionel, Pascal et Marcel arrivent à vélo à la mairie à Vire à 17 heures. Toute la presse locale est présente, la joie du départ qui se rapproche se lit sur les visages. Antoine l’aîné des enfants de Pascal donne ses impressions : «Au début, on l’écoutait nous dire qu’il partait s’entraîner, sans trop nous rendre compte, maintenant on réalise». Roland Beras adjoint au Maire responsable des sports rappelle son fort attachement aux actions d’entraide et de communication avec les jeunes liées aux défis sportifs de Lionel. Puis, le verre de l’amitié clôt la cérémonie.


C’est le pic culminant entre une année de préparation et l’envol vers la Grande Dame dans quelques jours.
Journées de liesse façon Marathon dans les villes partenaires.


Vendredi matin la Marcelmobile se gare sur le parking de Cora à Evreux à 9 heures 30 , les raiders accueillis par Monsieur Evrard, le Directeur de l’hypermarché, se rendent directement en salle de réunion où les attendent les élèves du lycée « Augustin Hébert » ainsi que la presse. Les questions sont déjà préparées les mains se lèvent, les raiders et Lionel y répondent avant et après la diffusion du film « les pieds sur terre ». Les élèves exposeront leurs compte-rendus sur des panneaux d’affichage dans la galerie marchande de Cora ainsi que dans 15 magasins en ville. « Personne n’est un surhomme, personne ne peut prévoir complètement l’avenir. » Lionel donne cette réponse à un élève et évoque l’histoire terrible de cet alpiniste anglais pourtant hautement confirmé dans l’Annapurna : au mont Pirthoun, encordés à deux, ils dérapent. Suspendus dans le vide, ils conviennent de couper la corde. C’est à dire que son ami placé au dessous de lui est tombé. L’alpiniste anglais rentrera seul. Lionel a proposé à ces élèves de faire les plans de la charpente de la bibliothèque prévue de construire au Sénégal.
Avant de se séparer l’établissement Cora offre des rafraîchissements et des croissants. Un pot de l’amitié, une photo de groupe et les lycéens disent au revoir au raiders.

Avant de repartir, Monsieur Grégoire, PDG de la société Sport Word venu tout exprès de Tours, apporte les pièces de rechange de nos compagnons les vélos. 3 cartons pleins, chaînes, pédaliers, pneus chambre à air … Souhaitons qu’ils n’aient à les utiliser que pour l’usure courante…
A 13 heures 15 la Marcelmobile débarque tous les raiders à la MJC de Rouen où les y attendait, caméra au poing, FR3 Haute Normandie . Lionel indique les passages en ville jusqu’à la mairie. Le froid est glacial. A partir de là les choses s’accélèrent. Les raiders n’ont encore jamais vécu ce qui va suivre. FR3 poursuit les raiders sur le parcours et au bout la mairie où les y attendent des délégations d’écoles, collèges et lycées. Plus de 200 personnes, des élèves, leurs professeurs, mais également les amis, d’anciens raiders, les familles, les photographes, les journalistes, des badauds anonymes, monsieur le maire de Rouen, les conseillers municipaux, Monsieur le député et Conseiller Général, Monsieur Patrick Her, Madame Valérie Fournéron Conseillère Régionale et Conseillère Municipale.
A peine les voient ils de loin dans leurs tenues bleues sur leurs vélos bleus que les acclamations, les encouragements, les applaudissements fusent. Ca fait très, très chaud au cœur des raiders qui réalisent mieux encore la dimension de l’enjeu vis à vis de ce public, les jeunes en particulier. Dans un joyeux brouhaha pendant que Marcel monte une tente , Pascal distribue les affiches aux professeurs, Aymeric signe des autographes, Lionel répond, embrasse, présente les raiders à Monsieur le Maire, Léna, les autres… Les compagnons sont très regardés. Tout à coup le portable sonne, Lionel l’attendait, c’est Thomas, le raider haut alpin à l’autre bout qui appelle du haut d’une piste de ski juste avant de lancer ses élèves pour une leçon. Lionel lève le portable et laisse les jeunes donner de la voix, encourager ce raider éloigné. Mais ce n’est pas tout, aussitôt après c’est Monsieur le Maire qui félicite Thomas. Nul doute que la descente en ski qui suivit cet appel dût être « tout schuss » dans la tête de Thomas.
Mais le moment qui suit est aussi très fort en émotions. En effet beaucoup d’élèves ont composé des poèmes sur le raid. Dans ces têtes d’enfants, collégiens et de lycéens le rêve donne toute sa puissance créatrice sans être altéré. C’est comme cela qu’un professeur ne reconnaissait pas l’un deux dans ses progrès en français, depuis une conférence de Lionel dans sa classe. Et justement dans la foule, une jeune fille, Elodie du collège Camille Saint Saëns, va lire le sien. On lui tient le micro. Voici son poème : « Lionel le raider. Lionel raid avec les jeunes en difficulté pour leur faire oublier. Oublier toute la souffrance qu’ils portent dans leurs cœurs. Ils oublient en courant mais aussi en découvrant de nouveaux paysages. Lionel est un raider qui a du cœur. Il veut empêcher les autres de souffrir comme il a souffert. » Tandis qu’elle parle… les larmes lui montent aux yeux. Le moment est très émouvant. Il dope les raiders. Peu après on lève encore le verre de l’amitié.

A 17 heures, la Marcelmobile tire le frein à main à Forges les Eaux où les attendent là aussi des élèves, et le Parrain de l’action d’entraide en la personne de Monsieur le Maire. Foule ou petit groupe, l’engouement est le même. Tous les jeunes présents sont portés. En toute simplicité, avec chaleur là aussi on lève le verre ( de jus de fruits ) de soutien avant une photo souvenir devant la Marcelmobile.
Photo 9 et 10
A 20 heures, retour à la MJC de Rouen. Les raiders évoquent cette pleine journée avec chaleur, contrôlent aussi les pièces de secours des compagnons leurs vélos. Discrètement l’équipe du film est au travail. Puis Lionel briffe ses troupes sur les détails de vie pendant le raid, il cite des exemples de son expérience et demande à chacun des raiders de réfléchir à une charte de bonne conduite, de savoir vivre, de bon sens. Pour sa part il sera intransigeant sur un seul point mais de taille. Pas de cigarette à moins de 30 mètres autour des raiders. Inadmissible qui plus est en haute altitude. La soirée se termine par un repas au restaurant tous ensemble.


Le lendemain – hormis Aymeric – dispensé pour fatigue extrême, les raiders s’élancent à 8 heures dans le froid de février sur la route direction Fécamp via Yvetot. Il feront les 84 km en 3 heures, vent de trois quarts. Arrivés à Yvetot, les raiders ont rendez vous au collège Albert Camus avec le professeur de français et la classe de 3ème AES1. Dans le hall, c’était une véritable pagaille à parti du moment où les jeunes sont vus les caméras. Seule la prof était au courant de cette visite, les élèves étaient vraiment heureux de nous voir.


Aymeric s’était rendu la veille seul au collège et à la maison de retraite de l’hôpital accompagné de ces mêmes élèves et de leur professeur, accueilli par une dizaine de résidents. Aymeric avait expliqué les défis du raid, présenté les raiders, expliqué ce qu’allait être une journée type raid. Le professeur de français avait quand à elle présenté les élèves. Ces élèves avaient préparé une interrogation écrite et en sous groupes ils aidèrent les résidents à y répondre. L’heure du goûter ayant sonné à 16 heures 30 chacun aura eu son jus d’orange, son chocolat et sa madeleine. Aymeric gardera de cette journée le bon souvenir de Marie Louise, 92 ans qui lui a raconté sa vie de « bonne » chez de riches entrepreneurs. Elle était tout à fait émerveillée de voir tous ces jeunes donner de la vie dans cette maison de retraite et joyeuse à l’idée de les revoir une fois par semaine pour qu’ils lui racontent l’aventure de Lionel et de ses raiders.

Après Yvetot, les raiders remontent sur leurs compagnons direction Fécamp pour une ultime conférence au lycée de Jules Ferry où la raideuse Léna partie la veille les a rejoint avec la Marcelmobile. Car c’est une enfant du Pays de Fécamp Léna ! Les journalistes lui posent des questions afin de connaître celle qui ira chuchoter auprès de la Grande Dame des Andes . L’accueil dans ce lycée par la Principale et le professeur de français est très chaleureux. Les élèves bien qu’en vacances sont très heureux d’être revenus dans leur établissement déserté. Après cette dernière visite, les raiders retournent sur Rouen font une ultime toilette de leurs compagnons. Ils seront révisés par Guillaume de la société Véloland. Lionel donne alors rendez vous à ses raiders à 10 heures dimanche 29 février à Rouen. Ils devront être à Paris pour 18 heures. La Grande Dame des Andes les attend.

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