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La Grande Dame des Andes" : l'actualité |
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Rencontre
à l’école de l’hôpital au CHU
de Rouen
Vendredi, Lionel, accompagné d’Aymeric, de Léna
ainsi que de quatre jeunes collégiens de Camille Saint
Saëns, se sont rendus au CHU de Rouen, au service pédiatrie.
Là ils ont rencontré quatre jeunes filles, hospitalisées
depuis plusieurs mois mais scolarisées à l’école
de l’hôpital. Après leur avoir montré
deux documentaires de FR3, un sur le Sénégal et
un sur le raid Roues libres sur l’Afrique Inter générations,
un climat de confiance et de bonheur s’est instauré.
Le visage de ces quatre jeunes filles s’est illuminée,
elles ont souris, se sont prêter au jeu de se photographier
entre elles, et une grande complicité avec les quatre collégiens
est née. Les murs de l’hôpital sont tombés
pour quelques instants. La directrice de l’école
Me Lucé, ainsi que les trois enseignants étaient
sous la magie de cet instant.
Nous souhaitons que ces quatre jeunes filles sortent très
vite de l’hôpital et qu’elles puissent suivre
le raid de chez elle. Quant à nos collégiens, ils
se sont engagés à être les ambassadeurs vis
à vis des autres collégiens de Camille Saint Saens
pour faire partager ces moments inoubliables. Une dynamique est
créer ! d’autres collégiens viendront
une fois par semaine échanger et traiter les informations
sur le raid afin d’informer le CHU.
Conférence
à Salon-de-Provence au collège Jean Moulin
Forte d’une nouvelle jeunesse, la Marcelmobile déploie
ses ailes, elle quitte sa Normandie pour s’envoler au pays
du soleil : direction Salon-de-Provence ! Après
dix heures de route et une toilette bien fraîche au bord
de l’autoroute, Lionel, Aymeric, Léna et Anaïs
arrivent enfin au collège Jean Moulin.

Toilette
fraîche sur l’autoroute
Si Lionel et Aymeric sont familiers des conférences dans
les collèges, c’est une grande première pour
Léna et Anaïs. Ils sont accueillis par Clotilde Trouplin,
professeur de français, et Ana-Maria Sanchez, professeur
d’espagnol. Les élèves de 6ème5 et
de 4ème2, impatients, attendent les raideurs dans la salle
de réunion. Les élèves demandent aussitôt
des nouvelles de Marcel : « Et Marcel il est pas
là ? » Tandis que les raideurs montrent
aux élèves le parcours qu’ils vont effectuer
d’après l’affiche officielle du raid qui sera
exposée à l’école, les doigts se lèvent,
les questions des élèves se bousculent. « Lionel,
combien de kilomètres vous avez parcouru ? »
« Comment vous avez trouver l’argent pour les
médicaments ? » « Est-ce qu’il
y en a qui vont abandonner ? »
Lionel tente de répondre à toutes ces questions.
Léna échange quelques mots en espagnol avec les
élèves. Soufian, un élève, explique
aux raideurs que bien qu’il adore sa ville et l’Olympique
de Marseille, il préfèrerait partir au Chili !
Les raideurs, les deux professeurs et les élèves
se rendent dans la salle vidéo pour visionner le film « Les
pieds sur terre », tourné lors du raid d’unir
pour agir. Les élèves sont très attentifs.
Le maire-adjoint à l’éducation, M. Michard,
les y rejoint, et assiste au quiz de Lionel : « Quelle
est la capitale du Sénégal ? De l’Australie ?
De la Côte d’Ivoire ? » Ils connaissent
bien leur géographie, il se pourrait que le collège
Jean Moulin regorge de futurs raideurs !

Questions/réponses
Dans la cour du collège, les raideurs se joignent aux élèves
pour une belle photo de classe.
Le temps presse, les raideurs sont attendus à 15h30 à
l’école primaire de Saint-Étienne-en-Dévoluy.
Ils déjeunent à la cantine du collège et
grimpent dans la Marcelmobile sur fond de musique latine. Une
trentaine de kilomètres après leur départ,
la Marcelmobile qui elle, n’avait pas mangé, fait
une crise d’hypoglycémie (plus de gasoil) au milieu
de l’autoroute ! Les raideurs n’arriveront malheureusement
pas à temps pour rencontrer les élèves, mais
Thomas se chargera d’expliquer aux enfants l’aventure
qui les attend, et les aidera à coller dans leur classe
l’affiche officielle du raid.

Les
enfants passionnés par le film
Les
raiders s'activent en cuisine
La Marcelmobile arrive à Saint-Étienne-en-Dévoluy
à 17h. L’équipe est accueillie par Malu, la
directrice de l’école. La douche appelle les raideurs,
qui y courent volontiers : elle est bien plus chaude que
sur l’autoroute !
Les raideurs, avec l’aide de Malu, d’Annie et de Stéphanie
( mère et sœur de Thomas) commencent à préparer
le repas. Les oignons font pleurer la salle des fêtes, mais
la bonne humeur de l’équipe lui redonne le sourire.
La farce des empanadas fin prête et les fruits découpés
en tout petit, les raideurs et les courageux volontaires filent
au dodo.
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Tout
le monde à l’épluchage d’oignons |
Les
empanadas : tout un art ! |
Dès 9h le lendemain, Léna, Aymeric et Anaïs
rejoignent Lionel qui a commencé les empanadas à
5h du matin. Malu, accompagnée de Clémentine, élève
de CP, viennent en renfort. Lionel prépare le pisco, ce
fameux apéritif chilien qui fait tourner la tête.
Léna fait profiter l’équipe de son expérience
en Espagne où elle a rencontré des chiliens :
les empanadas sont désormais torsadées et belles
à croquer ! Anaïs apprend à faire frire
les beignets, Aymeric devient pro du dressage de table.

La
friture des beignets
Clémentine peint les empanadas de jaune d’œuf,
cette artiste en herbe est une aide précieuse pour toute
l’équipe !

Clémentine
met la main à la pâte
Il est 18h, tout est prêt, la cuisine a
retrouvé son calme et les tables dressées attendent
leurs invités. Vite, à la douche, les raideurs sont
bientôt attendus à l’office de tourisme pour
la conférence de presse !
Ultime
soirée d'entraide
Six mois après avoir remplacé les deux hauts-alpins
sélectionnés au départ, pour Thomas c’est
l’heure de vérité. A quelques jours du départ,
la presse est conviée à l’Office de tourisme
du Dévoluy pour faire le bilan, en présence du président
du comité départemental de tourisme et conseiller
général F.Pinet, de J-M Bernard, maire de St Etienne
en Dévoluy, et de R.Borel, président du CDT. C’est
la sixième année qu’ils soutiennent les projets,
mais c’est la première fois qu’un haut-alpin
est au départ d’un raid. F.Pinet a rappelé
toute la confiance qu’il a envers Lionel et l’association
« Les Amis du Monde » et combien cela était
important pour le département de faire sa promotion par
le sport et la solidarité. J-M Bernard souligne l’importance
des travaux pédagogiques que les élèves des
écoles pourront réaliser autour du raid. Tous les
membres de l’équipe présentent leur rôle
au sein du raid. Thomas rappelle à Lionel qu’il faut
qu’une partie de l’équipe puissent partir pour
accueillir les invités de la soirée. Comme les journalistes
sont invités à la soirée, la photo se fera
à la salle des fêtes.
En quelques minutes, Thomas voit tous ses efforts récompensés.
Depuis deux semaines, il assure seul la promotion de la soirée,
affichage et démarchage auprès des habitants. Tous
les membres de l’équipe sont de tout cœur avec
lui, mais à 1000 km, ils se sentent bien impuissant pour
l’aider. La salle est pleine, plus de 100 personnes sont
venues soutenir l’association « Hogar de Cristo »
.

Tout
le Dévoluy réuni pour l’entraide
De plus, tous les membres de sa famille ainsi que Béatrice
sont venus en renfort de l’équipe, alors il est normal
que ses pulsations cardiaques battent la chamade .
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Stéphanie
assure le service |
Lequel
des deux est le plus anxieux : Thomas ou sa maman ? |
Tout s’enchaîne très vite, l’apéro,
puis pendant que l’on fait réchauffer les empanadas,
les invités regardent les rushs « D’Unir
pour agir » . Pendant que Lionel donne des nouvelles
des jeunes partis dans l’aventure et qu’il présente
le projet, toute l’équipe est au service.

Lionel présente
la Grande Dame
Juste avant le dessert, les raideurs se présentent, Thomas
remercie chaleureusement les dévoluards qui ont fait preuve
de beaucoup de solidarité et d’esprit d’entraide.
C’est le maire du village qui clôture la soirée
en insistant sur l’importance de la solidarité.
Une
soupe chaude bien méritée
Le lendemain, contents du bon déroulement
de la soirée, Léna, Anaïs et Thomas décident
de profiter du soleil et des pistes de ski.

Que
du bonheur !
Lionel enfourche son compagnon et rejoint la famille de F.Pinet
à Rosan. Aymeric retrouve Lionel. Lorsqu’ils entament
le col de Festre, la nuit s’empare de leur vélo,
la température chute de plus de 13°C et le brouillard
givrant leur glace le sang. Les rafales de vent atteignent 60km/h.
En temps normal, il faut 40 minutes pour rejoindre Saint-Étienne-en-Dévoluy,
ce soir-là, avec l’onglet, il mettent plus d’une
heure. A leur retour, ils sont aussitôt pris en charge par
les parents de Thomas qui leur mettent d’abord les mains
sous l’eau froide pour éviter les engelures. Après
20 minutes de douleur intense, c’est devant un grand bol
de thé au lait et une bonne confiture de groseille que
nos raideurs reprennent des forces. La soupe de légumes
préparée par Annie, la maman de Thomas, est un grand
réconfort pour toute l’équipe qui se régale !

Tous réunis autour d’un bon
repas
Impressions des raiders
Thomas :
«C’est une immense satisfaction que de voir son travail
de plus de deux semaines récompensé. Jusqu’au
dernier moment, des nouvelles personnes se sont inscrites, et
je dois dire que j’ai vraiment été surpris
de l’engouement des dévoluards pour cette soirée.
C’est vraiment une fierté pour moi de voir le soutien
que les habitants ont montré à notre projet, ils
ont fait preuve d’ énormément de solidarité.
Maintenant, nous sommes dans la dernière ligne droite,
tout s’est passé très vite, nous sommes aux
portes de « La Grande Dame des Andes ».
Lors de ce week-end au Dévoluy, j’ai pu faire la
connaissance d’Anaïs et Léna, et je dois dire
que ce sont deux filles très motivées et très
sympas, donc cela est de bonne augure pour le raid. Ces six mois
intenses ont été très enrichissants pour
moi, au niveau professionnel mais aussi et surtout au niveau humain.
Oui, nous vivons une aventure exceptionnelle.»
Léna
:
«Ce séjour dans les Hautes Alpes m’a permis
de faire enfin la connaissance de Thomas et Anaïs. Une grande
joie car en 3 jours nous avons tous partagé beaucoup et
appris à former un groupe soudé et solidaire.
Je ne me rendais pas compte de l’ampleur du travail que
représentait la préparation et le déroulement
de la soirée mais c’est une bonne expérience
que nous avons vécue dans la bonne humeur avec le soutien
de Malu, Clémentine, Béatrice et la famille de Thomas.
Je tiens particulièrement à les remercier car sans
eux nous serions encore en train de faire la vaisselle !
Ca m’a fait franchement chaud au cœur de voir la solidarité
de ce petit village montagnard… »
Aymeric :
Samedi la soirée de Saint Etienne en Dévoluy a marqué
la clôture du budget d’entraide. Satisfaction oblige
l’objectif est atteint et notre travail d’un an est
récompensé. Dimanche après une matinée
de repos je sus parti profité de la montagne et montré
à mon vélo les difficultés que l’on
éprouve dans les cols ( c’était ses premiers
Kms dans la montagne). 84 km plus tard, je suis arrivé
épuisé par des conditions extrêmes (la nuit,
le froid, le vent de face et un début d’hypoglycémie)
et conscient d’avoir réalisé l’entraînement
le plus difficile de ma préparation.
Ce week-end, les dévoluards ont montré leur générosité
et tout leur soutien à l’association Hogar de Christo.
Merci à la famille de Thomas et à son entourage
pour leur aide précieuse tout au long du week-end :
entre préparatifs de la soirée, service et vaisselle
ils étaient avec nous, merci.
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