" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 19 février 2004

Rencontre à l’école de l’hôpital au CHU de Rouen

Vendredi, Lionel, accompagné d’Aymeric, de Léna ainsi que de quatre jeunes collégiens de Camille Saint Saëns, se sont rendus au CHU de Rouen, au service pédiatrie. Là ils ont rencontré quatre jeunes filles, hospitalisées depuis plusieurs mois mais scolarisées à l’école de l’hôpital. Après leur avoir montré deux documentaires de FR3, un sur le Sénégal et un sur le raid Roues libres sur l’Afrique Inter générations, un climat de confiance et de bonheur s’est instauré. Le visage de ces quatre jeunes filles s’est illuminée, elles ont souris, se sont prêter au jeu de se photographier entre elles, et une grande complicité avec les quatre collégiens est née. Les murs de l’hôpital sont tombés pour quelques instants. La directrice de l’école Me Lucé, ainsi que les trois enseignants étaient sous la magie de cet instant.
Nous souhaitons que ces quatre jeunes filles sortent très vite de l’hôpital et qu’elles puissent suivre le raid de chez elle. Quant à nos collégiens, ils se sont engagés à être les ambassadeurs vis à vis des autres collégiens de Camille Saint Saens pour faire partager ces moments inoubliables. Une dynamique est créer ! d’autres collégiens viendront une fois par semaine échanger et traiter les informations sur le raid afin d’informer le CHU.

 

Conférence à Salon-de-Provence au collège Jean Moulin


Forte d’une nouvelle jeunesse, la Marcelmobile déploie ses ailes, elle quitte sa Normandie pour s’envoler au pays du soleil : direction Salon-de-Provence ! Après dix heures de route et une toilette bien fraîche au bord de l’autoroute, Lionel, Aymeric, Léna et Anaïs arrivent enfin au collège Jean Moulin.


Toilette fraîche sur l’autoroute


Si Lionel et Aymeric sont familiers des conférences dans les collèges, c’est une grande première pour Léna et Anaïs. Ils sont accueillis par Clotilde Trouplin, professeur de français, et Ana-Maria Sanchez, professeur d’espagnol. Les élèves de 6ème5 et de 4ème2, impatients, attendent les raideurs dans la salle de réunion. Les élèves demandent aussitôt des nouvelles de Marcel : « Et Marcel il est pas là ? » Tandis que les raideurs montrent aux élèves le parcours qu’ils vont effectuer d’après l’affiche officielle du raid qui sera exposée à l’école, les doigts se lèvent, les questions des élèves se bousculent. « Lionel, combien de kilomètres vous avez parcouru ? » « Comment vous avez trouver l’argent pour les médicaments ? » « Est-ce qu’il y en a qui vont abandonner ? »
Lionel tente de répondre à toutes ces questions. Léna échange quelques mots en espagnol avec les élèves. Soufian, un élève, explique aux raideurs que bien qu’il adore sa ville et l’Olympique de Marseille, il préfèrerait partir au Chili !
Les raideurs, les deux professeurs et les élèves se rendent dans la salle vidéo pour visionner le film « Les pieds sur terre », tourné lors du raid d’unir pour agir. Les élèves sont très attentifs. Le maire-adjoint à l’éducation, M. Michard, les y rejoint, et assiste au quiz de Lionel : « Quelle est la capitale du Sénégal ? De l’Australie ? De la Côte d’Ivoire ? » Ils connaissent bien leur géographie, il se pourrait que le collège Jean Moulin regorge de futurs raideurs !


Questions/réponses


Dans la cour du collège, les raideurs se joignent aux élèves pour une belle photo de classe.
Le temps presse, les raideurs sont attendus à 15h30 à l’école primaire de Saint-Étienne-en-Dévoluy. Ils déjeunent à la cantine du collège et grimpent dans la Marcelmobile sur fond de musique latine. Une trentaine de kilomètres après leur départ, la Marcelmobile qui elle, n’avait pas mangé, fait une crise d’hypoglycémie (plus de gasoil) au milieu de l’autoroute ! Les raideurs n’arriveront malheureusement pas à temps pour rencontrer les élèves, mais Thomas se chargera d’expliquer aux enfants l’aventure qui les attend, et les aidera à coller dans leur classe l’affiche officielle du raid.


Les enfants passionnés par le film

Les raiders s'activent en cuisine


La Marcelmobile arrive à Saint-Étienne-en-Dévoluy à 17h. L’équipe est accueillie par Malu, la directrice de l’école. La douche appelle les raideurs, qui y courent volontiers : elle est bien plus chaude que sur l’autoroute !
Les raideurs, avec l’aide de Malu, d’Annie et de Stéphanie ( mère et sœur de Thomas) commencent à préparer le repas. Les oignons font pleurer la salle des fêtes, mais la bonne humeur de l’équipe lui redonne le sourire. La farce des empanadas fin prête et les fruits découpés en tout petit, les raideurs et les courageux volontaires filent au dodo.

Tout le monde à l’épluchage d’oignons
Les empanadas : tout un art !


Dès 9h le lendemain, Léna, Aymeric et Anaïs rejoignent Lionel qui a commencé les empanadas à 5h du matin. Malu, accompagnée de Clémentine, élève de CP, viennent en renfort. Lionel prépare le pisco, ce fameux apéritif chilien qui fait tourner la tête. Léna fait profiter l’équipe de son expérience en Espagne où elle a rencontré des chiliens : les empanadas sont désormais torsadées et belles à croquer ! Anaïs apprend à faire frire les beignets, Aymeric devient pro du dressage de table.


La friture des beignets


Clémentine peint les empanadas de jaune d’œuf, cette artiste en herbe est une aide précieuse pour toute l’équipe !


Clémentine met la main à la pâte

Il est 18h, tout est prêt, la cuisine a retrouvé son calme et les tables dressées attendent leurs invités. Vite, à la douche, les raideurs sont bientôt attendus à l’office de tourisme pour la conférence de presse !

Ultime soirée d'entraide


Six mois après avoir remplacé les deux hauts-alpins sélectionnés au départ, pour Thomas c’est l’heure de vérité. A quelques jours du départ, la presse est conviée à l’Office de tourisme du Dévoluy pour faire le bilan, en présence du président du comité départemental de tourisme et conseiller général F.Pinet, de J-M Bernard, maire de St Etienne en Dévoluy, et de R.Borel, président du CDT. C’est la sixième année qu’ils soutiennent les projets, mais c’est la première fois qu’un haut-alpin est au départ d’un raid. F.Pinet a rappelé toute la confiance qu’il a envers Lionel et l’association « Les Amis du Monde » et combien cela était important pour le département de faire sa promotion par le sport et la solidarité. J-M Bernard souligne l’importance des travaux pédagogiques que les élèves des écoles pourront réaliser autour du raid. Tous les membres de l’équipe présentent leur rôle au sein du raid. Thomas rappelle à Lionel qu’il faut qu’une partie de l’équipe puissent partir pour accueillir les invités de la soirée. Comme les journalistes sont invités à la soirée, la photo se fera à la salle des fêtes.
En quelques minutes, Thomas voit tous ses efforts récompensés. Depuis deux semaines, il assure seul la promotion de la soirée, affichage et démarchage auprès des habitants. Tous les membres de l’équipe sont de tout cœur avec lui, mais à 1000 km, ils se sentent bien impuissant pour l’aider. La salle est pleine, plus de 100 personnes sont venues soutenir l’association « Hogar de Cristo » .



Tout le Dévoluy réuni pour l’entraide


De plus, tous les membres de sa famille ainsi que Béatrice sont venus en renfort de l’équipe, alors il est normal que ses pulsations cardiaques battent la chamade .

Stéphanie assure le service
Lequel des deux est le plus anxieux : Thomas ou sa maman ?


Tout s’enchaîne très vite, l’apéro, puis pendant que l’on fait réchauffer les empanadas, les invités regardent les rushs « D’Unir pour agir » . Pendant que Lionel donne des nouvelles des jeunes partis dans l’aventure et qu’il présente le projet, toute l’équipe est au service.


Lionel présente la Grande Dame


Juste avant le dessert, les raideurs se présentent, Thomas remercie chaleureusement les dévoluards qui ont fait preuve de beaucoup de solidarité et d’esprit d’entraide. C’est le maire du village qui clôture la soirée en insistant sur l’importance de la solidarité.

Une soupe chaude bien méritée

Le lendemain, contents du bon déroulement de la soirée, Léna, Anaïs et Thomas décident de profiter du soleil et des pistes de ski.


Que du bonheur !


Lionel enfourche son compagnon et rejoint la famille de F.Pinet à Rosan. Aymeric retrouve Lionel. Lorsqu’ils entament le col de Festre, la nuit s’empare de leur vélo, la température chute de plus de 13°C et le brouillard givrant leur glace le sang. Les rafales de vent atteignent 60km/h. En temps normal, il faut 40 minutes pour rejoindre Saint-Étienne-en-Dévoluy, ce soir-là, avec l’onglet, il mettent plus d’une heure. A leur retour, ils sont aussitôt pris en charge par les parents de Thomas qui leur mettent d’abord les mains sous l’eau froide pour éviter les engelures. Après 20 minutes de douleur intense, c’est devant un grand bol de thé au lait et une bonne confiture de groseille que nos raideurs reprennent des forces. La soupe de légumes préparée par Annie, la maman de Thomas, est un grand réconfort pour toute l’équipe qui se régale !


Tous réunis autour d’un bon repas

Impressions des raiders

Thomas :
«C’est une immense satisfaction que de voir son travail de plus de deux semaines récompensé. Jusqu’au dernier moment, des nouvelles personnes se sont inscrites, et je dois dire que j’ai vraiment été surpris de l’engouement des dévoluards pour cette soirée. C’est vraiment une fierté pour moi de voir le soutien que les habitants ont montré à notre projet, ils ont fait preuve d’ énormément de solidarité.
Maintenant, nous sommes dans la dernière ligne droite, tout s’est passé très vite, nous sommes aux portes de « La Grande Dame des Andes ». Lors de ce week-end au Dévoluy, j’ai pu faire la connaissance d’Anaïs et Léna, et je dois dire que ce sont deux filles très motivées et très sympas, donc cela est de bonne augure pour le raid. Ces six mois intenses ont été très enrichissants pour moi, au niveau professionnel mais aussi et surtout au niveau humain. Oui, nous vivons une aventure exceptionnelle.»

Léna :
«Ce séjour dans les Hautes Alpes m’a permis de faire enfin la connaissance de Thomas et Anaïs. Une grande joie car en 3 jours nous avons tous partagé beaucoup et appris à former un groupe soudé et solidaire.
Je ne me rendais pas compte de l’ampleur du travail que représentait la préparation et le déroulement de la soirée mais c’est une bonne expérience que nous avons vécue dans la bonne humeur avec le soutien de Malu, Clémentine, Béatrice et la famille de Thomas. Je tiens particulièrement à les remercier car sans eux nous serions encore en train de faire la vaisselle !
Ca m’a fait franchement chaud au cœur de voir la solidarité de ce petit village montagnard… »

Aymeric :
Samedi la soirée de Saint Etienne en Dévoluy a marqué la clôture du budget d’entraide. Satisfaction oblige l’objectif est atteint et notre travail d’un an est récompensé. Dimanche après une matinée de repos je sus parti profité de la montagne et montré à mon vélo les difficultés que l’on éprouve dans les cols ( c’était ses premiers Kms dans la montagne). 84 km plus tard, je suis arrivé épuisé par des conditions extrêmes (la nuit, le froid, le vent de face et un début d’hypoglycémie) et conscient d’avoir réalisé l’entraînement le plus difficile de ma préparation.
Ce week-end, les dévoluards ont montré leur générosité et tout leur soutien à l’association Hogar de Christo.
Merci à la famille de Thomas et à son entourage pour leur aide précieuse tout au long du week-end : entre préparatifs de la soirée, service et vaisselle ils étaient avec nous, merci.

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