" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

   15 janvier 2004

 

2ème stage à Vire, un retour aux sources,
samedi 10 et dimanche 11 février 2004.


Ce 2ème stage à Vire s'il n'est pas vache est tout de même corsé !
Pascal concocte un parcours bocager mitonné à ses compagnons raiders...

A 20 heures Marcel Aymeric et Joël débarquent au domicile de Pascal en même temps qu'Anne Sophie Françoise. Léna, étudiante à Rouen en 2ème année de DEUG d'espagnol, qui devait se joindre aux raiders pour ce stage n'a pas pu venir à cause d'une blessure au genou. Dans la joie de se revoir autour d'un apéritif - sans alcools - Anne Sophie vante la beauté de ses calendriers à vendre pour l'association « Baobab », Aymeric montre son cadeau de Noël offert par sa sœur Christelle, une superbe carte du Chili et un guide, Joël offre à chacun le journal de sa région daté du 31 décembre avec un article « pleine page » en couleurs sur le précédent stage dans la tranchée d'Arenberg. Pascal surveille la cuisson du bœuf bourguignon. Marcel - et les autres - se penchent sur la carte toute dépliée. Pour l'instant on repère du doigt des lieux, inconnus pour encore... 50 jours.
A minuit le silence est complet.
7 heures 30 samedi, les raiders se lèvent.
Après un petit déjeuner ils se sentent prêts à partir. Est ce l'émulation du départ approchant, l'envie d'en découdre ? Toujours est-il qu'ils ne souhaitent pas prendre leurs sucres lents favoris : des pâtes ! Ils s'en mordront les doigts quelques 6 heurs plus tard... Le programme imposé par Lionel est confié à Joël : 90 km de tous chemins, 40 km de route. Quelques réglages mécaniques des compagnons sur le parking à la voiture de Joël et les voilà partis. D'abord pour une photo à la porte horloge de la ville puis pour le lac de la Dathée à Saint Manvieu Bocage.


Place de la tour horloge à Vire départ de l’entraînement

Allaient-ils tourner toute la journée autour du lac ? Sans finir le premier tour et malgré le paysage superbe en ce matin calme, finalement sans pluie mais venteux, les raiders décident de tester la 2ème proposition de Pascal : une " voie verte " l'ancienne voie ferrée Vire Mortain. Grimper le raidillon très pentu du restaurant « la Butte au Cerfs » permet de découvrir le panorama de la Dathée, poursuivre sur le chemin de randonnée, rejoindre le CD 205 « Vire Gathemo » et, direction Vire, trouver à gauche un accès. Tout de suite cette voie verte plaît. Pas de voiture, sol adéquat, trempé et lourd à souhait... Ca tire mais... Stop ! Crevaison. Ils réparent, redémarrent. Le rythme commence soutenu. Il ne sera pas perdu de toute la journée.


un train d'enfer sur cette ancienne voie ferrée

Les raiders parlent de Lionel lui aussi en train de rouler au Maroc quelque part autour de Taddert, village entre Marrakech et Ouarzazate. Ca les stimule. Si cette voie verte convient le mieux comme chemin, il manque tout de même deux éléments de taille : le climat et l'altitude. Ce qui fait mieux mesurer encore aux raiders ce qui les attend là bas. Ce ne sera pas du gâteau !
Les raiders dépassent Mortain et font demi-tour à environ 30 km du Mont saint Michel. Le compagnon de Marcel nous offre une l'occasion d'une pause : 2ème crevaison ! Il est 13 heures. L'heure qui suit verra se vider les gourdes d'eau, s'épuiser les réserves de vitamines, grogner les estomacs... D'un seul coup d'un seul vers 14 heures la fringale prend tous les raiders. Sortie du chemin par le CD 205 sur la commune de Neufbourg direction Mortain le centre ville. 1 km. petite cote pénible surtout en début d'hypoglycémie... Heureusement boulanger et charcutier ont ouverts. La pause casse croûte sur le trottoir est immédiate et la bienvenue…


Ravitaillement bienvenu et apprécié

Seulement ils se refroidissent très vite. Il faut déjà repartir. Ca va mieux. Ca les étonne de constater à quelle vitesse l’organisme peut récupérer. La leçon des pâtes est retenue, fallait il certainement l’expérimenter pour s’en souvenir ? La cadence à partir de là reste soutenue jusqu’à Vire malgré un terrain très humide et tirant. Les raiders ont l’impression qu’ils sont retenus par derrière, que les roues sont engluées. Arrivés en ville par le CD 524 «  Saint Sever Vire » les raiders fourbus, crottés comme leurs compagnons poussent encore les 126 km parcourus en s’offrant quelques forts raidillons tels ceux de la rue de la Cavée et la rue du Cotin…

 


Qu’était ce sinon un tout chemin ?


Les jambes sont lourdes aussi de boue…

Arrivés au garage de Pascal toute l’équipe rincée, rince à son tour les vélos qui n’ont jamais été aussi boueux. Les tenues sont également lavées. Après une bonne douche, Aymeric et Joël partent faire des courses, Pascal et Marcel terminent de nettoyer leurs vélos et réparer leurs chambres à air. Dîner simple – pâtes poisson pané – suivi d’un cours de secourisme de Joël.


Marcel pratique un massage cardiaque

Le rappel sur la position latérale de sécurité – PLS – est interrompu par la sonnerie du téléphone. Lionel donne et prend des nouvelles du Maroc ! Ca fait chaud au cœur des raiders ! Tout va bien pour lui, il a parcouru 3 000 km. Echanges de bons vœux pour 2004 ! Lionel prévoit son retour jeudi 15 janvier.

A 23 heures les raiders se couchent. Ils se lèveront à 7 heures demain dimanche. Après un petit déjeuner complété cette fois d’une bonne ration de pâtes, Ils observent le temps. Très fort vent orienté ouest / est, pluie abondante. Prudents ils décident de rouler d’abord contre le vent. La pluie cesse au départ à 9 heures 30 ( après quelques réglages de roues, des changements de patins de freins ). Ainsi plutôt que d’aller par le CD 55 à Aunay sur Odon et gravir le mont Pinçon ( 365 mètres ) Pascal les emmène dans la campagne du canton de Saint Sever un peu au hasard mais toujours face au vent jusque dans la Manche, Saint Pois, Saint Laurent de Cuves, Brécey, puis sur le CD 999 jusqu’après Montigny à quelques roues de vélo de Saint Hilaire-du-Harcouët. Les cotes sur ce tracé ne manquent pas et les raiders Hauts Normands apprécient la région à la fois pour sa beauté et les possibilités de bien s’entraîner. Le retour sous le vent tournant en rafales se fait avec la pluie. Les raiders passent dans Vire à 14 heures après 100 km. Le stage se termine dans la bonne humeur après un solide déjeuner. Fait du bœuf bourguignon et… de pâtes !

 

Impressions d’Aymeric :
Après les fêtes à Angers ou j’ai fait plaisir à mon assiette et à mon verre, il fallait faire plaisir à mon vélo. Quel jaloux ! Ce stage à Vire venait donc à point pour affiner et endurcir ma préparation. 12 heures de charge de travail, 6 heures pour ma jambe gauche, 6 heures pour ma jambe droite… Désormais les jours sont comptés et c’est vraiment aujourd’hui que je vois que tout s’accélère.

Impressions de Joël :
Je suis de plus en plus à l’aise sur les terrains accidentés. L’échéance approche très vite et pleins de questions passent dans ma tête comme : - le choix de ce que je dois emmener impérativement là bas, - les détails de l’itinéraire car je ne connais que les grandes lignes de celui ci… Ces 2 jours ont été bénéfiques pour ma préparation. Les conditions climatiques ainsi que le terrain lourd ont été réunis pour la réussite de mon stage.

Impressions de Marcel :
J’ai trouvé les chemins bien pour l’entraînement avec du gravier et le sol trempé c’est très tirant J’ai bien roulé et le paysage est beau Je ne pensais pas faire que du chemin samedi.

Impressions de Pascal :
Une fois encore, surtout après la fin d’année, le stage m’a donné du punch ! J’irai à fond et au bout dans l’entraînement jusqu’à une semaine avant le départ et espère que ça ira. Ce premier stage sans Lionel, m’a permis de connaître différemment mes compagnons raiders. C’est utile pour ce qui nous attend. Je suis confiant.

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