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La Grande Dame des Andes" : l'actualité
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2ème
stage à Vire, un retour aux sources,
samedi 10 et dimanche 11 février 2004.

Ce 2ème stage à Vire s'il n'est pas vache est
tout de même corsé !
Pascal concocte un parcours bocager mitonné à
ses compagnons raiders...
A 20 heures Marcel Aymeric et Joël débarquent
au domicile de Pascal en même temps qu'Anne Sophie Françoise.
Léna, étudiante à Rouen en 2ème
année de DEUG d'espagnol, qui devait se joindre aux raiders
pour ce stage n'a pas pu venir à cause d'une blessure
au genou. Dans la joie de se revoir autour d'un apéritif
- sans alcools - Anne Sophie vante la beauté de ses calendriers
à vendre pour l'association « Baobab »,
Aymeric montre son cadeau de Noël offert par sa sœur
Christelle, une superbe carte du Chili et un guide, Joël
offre à chacun le journal de sa région daté
du 31 décembre avec un article « pleine page »
en couleurs sur le précédent stage dans la tranchée
d'Arenberg. Pascal surveille la cuisson du bœuf bourguignon.
Marcel - et les autres - se penchent sur la carte toute dépliée.
Pour l'instant on repère du doigt des lieux, inconnus
pour encore... 50 jours.
A minuit le silence est complet.
7 heures 30 samedi, les raiders se lèvent.
Après un petit déjeuner ils se sentent prêts
à partir. Est ce l'émulation du départ
approchant, l'envie d'en découdre ? Toujours est-il qu'ils
ne souhaitent pas prendre leurs sucres lents favoris : des pâtes
! Ils s'en mordront les doigts quelques 6 heurs plus tard...
Le programme imposé par Lionel est confié à
Joël : 90 km de tous chemins, 40 km de route. Quelques
réglages mécaniques des compagnons sur le parking
à la voiture de Joël et les voilà partis.
D'abord pour une photo à la porte horloge de la ville
puis pour le lac de la Dathée à Saint Manvieu
Bocage.

Place de la tour horloge à Vire
départ de l’entraînement
Allaient-ils tourner toute la journée
autour du lac ? Sans finir le premier tour et malgré
le paysage superbe en ce matin calme, finalement sans pluie
mais venteux, les raiders décident de tester la 2ème
proposition de Pascal : une " voie verte " l'ancienne
voie ferrée Vire Mortain. Grimper le raidillon très
pentu du restaurant « la Butte au Cerfs »
permet de découvrir le panorama de la Dathée,
poursuivre sur le chemin de randonnée, rejoindre le CD
205 « Vire Gathemo » et, direction Vire,
trouver à gauche un accès. Tout de suite cette
voie verte plaît. Pas de voiture, sol adéquat,
trempé et lourd à souhait... Ca tire mais... Stop
! Crevaison. Ils réparent, redémarrent. Le rythme
commence soutenu. Il ne sera pas perdu de toute la journée.

un train d'enfer sur cette ancienne voie ferrée
Les raiders parlent de Lionel lui aussi en
train de rouler au Maroc quelque part autour de Taddert, village
entre Marrakech et Ouarzazate. Ca les stimule. Si cette voie
verte convient le mieux comme chemin, il manque tout de même
deux éléments de taille : le climat et l'altitude.
Ce qui fait mieux mesurer encore aux raiders ce qui les attend
là bas. Ce ne sera pas du gâteau !
Les raiders dépassent Mortain et font demi-tour à
environ 30 km du Mont saint Michel. Le compagnon de Marcel nous
offre une l'occasion d'une pause : 2ème crevaison ! Il
est 13 heures. L'heure qui suit verra se vider les gourdes d'eau,
s'épuiser les réserves de vitamines, grogner les
estomacs... D'un seul coup d'un seul vers 14 heures la fringale
prend tous les raiders. Sortie du chemin par le CD 205 sur la
commune de Neufbourg direction Mortain le centre ville. 1 km.
petite cote pénible surtout en début d'hypoglycémie...
Heureusement boulanger et charcutier ont ouverts. La pause casse
croûte sur le trottoir est immédiate et la bienvenue…

Ravitaillement bienvenu et apprécié
Seulement ils se refroidissent très
vite. Il faut déjà repartir. Ca va mieux. Ca les
étonne de constater à quelle vitesse l’organisme
peut récupérer. La leçon des pâtes
est retenue, fallait il certainement l’expérimenter pour
s’en souvenir ? La cadence à partir de là
reste soutenue jusqu’à Vire malgré un terrain
très humide et tirant. Les raiders ont l’impression
qu’ils sont retenus par derrière, que les roues
sont engluées. Arrivés en ville par le CD 524
« Saint Sever Vire » les raiders fourbus,
crottés comme leurs compagnons poussent encore les 126
km parcourus en s’offrant quelques forts raidillons tels
ceux de la rue de la Cavée et la rue du Cotin…

Qu’était ce sinon un tout chemin ?

Les jambes sont lourdes aussi de boue…
Arrivés au garage de Pascal toute l’équipe
rincée, rince à son tour les vélos qui
n’ont jamais été aussi boueux. Les tenues
sont également lavées. Après une bonne
douche, Aymeric et Joël partent faire des courses, Pascal
et Marcel terminent de nettoyer leurs vélos et réparer
leurs chambres à air. Dîner simple – pâtes
poisson pané – suivi d’un cours de secourisme
de Joël.

Marcel pratique un massage cardiaque
Le rappel sur la position latérale de
sécurité – PLS – est interrompu par
la sonnerie du téléphone. Lionel donne et prend
des nouvelles du Maroc ! Ca fait chaud au cœur des
raiders ! Tout va bien pour lui, il a parcouru 3 000 km.
Echanges de bons vœux pour 2004 ! Lionel prévoit
son retour jeudi 15 janvier.
A 23 heures les raiders se couchent. Ils se
lèveront à 7 heures demain dimanche. Après
un petit déjeuner complété cette fois d’une
bonne ration de pâtes, Ils observent le temps. Très
fort vent orienté ouest / est, pluie abondante. Prudents
ils décident de rouler d’abord contre le vent.
La pluie cesse au départ à 9 heures 30 ( après
quelques réglages de roues, des changements de patins
de freins ). Ainsi plutôt que d’aller par le CD
55 à Aunay sur Odon et gravir le mont Pinçon (
365 mètres ) Pascal les emmène dans la campagne
du canton de Saint Sever un peu au hasard mais toujours face
au vent jusque dans la Manche, Saint Pois, Saint Laurent de
Cuves, Brécey, puis sur le CD 999 jusqu’après
Montigny à quelques roues de vélo de Saint Hilaire-du-Harcouët.
Les cotes sur ce tracé ne manquent pas et les raiders
Hauts Normands apprécient la région à la
fois pour sa beauté et les possibilités de bien
s’entraîner. Le retour sous le vent tournant en
rafales se fait avec la pluie. Les raiders passent dans Vire
à 14 heures après 100 km. Le stage se termine
dans la bonne humeur après un solide déjeuner.
Fait du bœuf bourguignon et… de pâtes !
Impressions d’Aymeric :
Après les fêtes à Angers ou j’ai fait
plaisir à mon assiette et à mon verre, il fallait
faire plaisir à mon vélo. Quel jaloux ! Ce
stage à Vire venait donc à point pour affiner
et endurcir ma préparation. 12 heures de charge de travail,
6 heures pour ma jambe gauche, 6 heures pour ma jambe droite…
Désormais les jours sont comptés et c’est
vraiment aujourd’hui que je vois que tout s’accélère.
Impressions de Joël :
Je suis de plus en plus à l’aise sur les terrains
accidentés. L’échéance approche très
vite et pleins de questions passent dans ma tête comme :
- le choix de ce que je dois emmener impérativement là
bas, - les détails de l’itinéraire car je
ne connais que les grandes lignes de celui ci… Ces 2 jours
ont été bénéfiques pour ma préparation.
Les conditions climatiques ainsi que le terrain lourd ont été
réunis pour la réussite de mon stage.
Impressions de Marcel :
J’ai trouvé les chemins bien pour l’entraînement
avec du gravier et le sol trempé c’est très
tirant J’ai bien roulé et le paysage est beau Je
ne pensais pas faire que du chemin samedi.
Impressions de Pascal :
Une fois encore, surtout après la fin d’année,
le stage m’a donné du punch ! J’irai
à fond et au bout dans l’entraînement jusqu’à
une semaine avant le départ et espère que ça
ira. Ce premier stage sans Lionel, m’a permis de connaître
différemment mes compagnons raiders. C’est utile
pour ce qui nous attend. Je suis confiant.
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