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La Grande Dame des Andes" : l'actualité
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Les
raiders font le point après un an de travail (3) : Pascal
L'appel à candidature a paru au journal
le 15 novembre 2002, j'ai envoyé la mienne le même
jour. Je voulais lâcher prise avec les habitudes de tous
les jours, me lancer un défi et par-là aussi montrer
à mes enfants, Antoine et Paul, un exemple de ténacité,
de volonté et de persévérance. Quand on
m'a expliqué l'entraide, j'ai roulé aussi pour
les autres. Lionel me disait récemment : « -
ça y 'est, on a plus de 15 000 Euros à offrir
à l'association Hogar de Cristo ! Ce qui m'a touché,
c'est quand il a rajouté : « - rends toi
compte, on leur en donne pour cinq ans puisque leur budget annuel
de médicaments est de 3 000 Euros ! ».
Egalement c'est l'espoir pour les jeunes. Je suis allé
à l'école primaire à la Ferrière
Harang, j'irai à celle de Paul Nicolle à Vire,
nous sommes tous allés au collège Jean Moulin
de Salon-de-Provence ; j'ai senti l'engouement des enfants des
adolescents, vu la joie, la curiosité, l'enthousiasme,
le rêve, l'envie d'en faire autant pour certains plus
tard .
Au début j'ai commencé sur le
vélo tout terrain d’ Antoine puis, et le home traîner
dans mon garage. Je doutais beaucoup de mes capacités,
prenais mille précautions pour ma petite personne avant
de partir rouler. La première sortie de groupe fut à
Rouen en l'absence de Lionel. Il y avait du verglas, j'avais
des gants d'été. Joël m'a dépanné.
Un froid terrible pour cette sortie là. Et puis est entré
en scène le bras droit de Lionel, Marcel ! Avec lui pour
40 km, je n'arrivais pas à pédaler debout, même
pour les petits raidillons. Et Marcel qui continuait la conversation
dans les côtes...Se doutait-il que j'étais asphyxié,
qu'il m'en manquait pour respirer..? Alors pour parler... Après
sont venus les stages. Le premier à Vire. Repas de pâtes
autour d'un feu improvisé avec un froid de canard. Souvenir
de bonheur après l'effort. A chaque stage je doutais
de mes capacités. Après j'étais regonflé
à bloc.
| Et puis il y a eu le stage d'une semaine
dans les Hautes-Alpes en juin. Paysages magnifiques. Redécouverts
à vélo. Une étape clé de l'entraînement.
En pleine canicule des cols mythiques comme l'Izoard, le
Galibier, le Lautaret ou encore le Noyer. Les premiers jours
furent très durs. Beaucoup de fatigue car il fallait
aussi s'occuper de l'intendance, de l'entretien des vélos,
de l'Internet... Ce passage dans les montagnes a confirmé
que l'entraînement commençait à payer
( 18 cols, 700 km en 7 jours ). Un cap était passé.
Avec du recul et à l'approche du départ, ces
stages apparaissent véritablement essentiels pour
le raid, formateurs, pour soi, pour le groupe. |
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Et dans tout ça il y a Lionel. Une présence
forte, partout, tout le temps. Une expérience et une
intuition. Il est exigent et pressé. Il faut lui faire
confiance ou ça ne fonctionne pas. Il faut faire ses
preuves avec Lionel. Les occasions n'ont pas manqué.
Maintenant on se connaît et ça roule. Au milieu
et tout le temps il y a le compagnon. Le vélo. Sensations
d'enfance qui remontent. Rouler par sa seule énergie.
Libre. C'est extraordinaire en réalité. Pensées
pour tous ceux alités, malades, empêchés...
En septembre sont arrivées les soirées dansantes
pour l'entraide. Comme pour la vente des tee shirts, il fallait
oser. La vente des tee shirts sur le marché un dimanche,
aux vides greniers des campagnes, aux manifestations sportives,
aux copains, aux collègues de travail, aux amis, à
la famille ; il fallait répéter sans cesse l’action.
Le côté formidable, c'est la confiance des gens
- à proportion plus souvent des peu fortunés que
des plus aisés - qui donnent ou achètent pour
d'autres plus malheureux encore. Moments très très
riches et parfois émouvants. Oser aussi pour les soirées.
Entrer dans les magasins des commerçants, frapper aux
portes de gens de milieux différents, quelquefois intimidants,
convaincre souvent rapidement. Dans ces moments là, une
seule condition, mais impérative : croire sincèrement,
avec son cœur, à l'action d'entraide.
Que de temps passé, d'incertitudes,
d'espoirs jusqu'au dernier moment pour la soirée à
Vire. On se téléphonait plusieurs fois par jour
avec Lionel. Aujourd'hui je sens le raid possible. Voilà.
Un grand merci aux membres des « Amis du monde »
pour le lourd travail réalisé dans l'ombre, Joëlle,
Delphine, Christelle, également à Jean François,
à Anne Sophie, aux amis qui ont aidé. A tous,
Amitiés. Merci à Frédérique. Pensées
affectueuses pour Antoine, Paul, mes sœurs, ma maman.
Pascal
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