" La Grande Dame des Andes" : l'actualité

 29 Décembre 2003

 

Les raiders font le point après un an de travail (2) : Joël

 

Que de chemin déjà parcouru depuis 12 mois : entre les entraînements, la vente des tee-shirts, la rencontre avec les écoles, les soirées pour l’entraide, les gens des régions traversées avec leur culture et leur sympathie.

Je ne vais pas tout vous raconter ; je vous invite à aller dans les archives du site.

Je vais vous ressortir quelques points forts de mon aventure :
Au début, je ne savais pas trop où Lionel voulait en venir ; il partait sur des sujets importants puis sur d’autres tout aussi importants concernant le raid. Petit à petit, tout s’embrique comme un grand jeu de Légo. C’est là que je me suis aperçu de son professionnalisme sur la préparation et l’organisation d’un raid.

Lors de l’entraînement dans les Hautes-Alpes, je ne pensais pas souffrir comme les autres du fait de mes acquis dans le sport et de ma condition physique. Lionel s’en est aperçu et m’a demandé de continuer l’entraînement avec lui pendant que les autres raideurs allaient au campement. Et là j’ai compris où il voulait en venir : me donner une charge supplémentaire pour acquérir la même souffrance et être sur le même pied d’égalité que mes amis.
Je n’avais jamais monté l’Isoard trois fois dans la même journée, ni accédé au sommet du Lautaret et du Galibier le lendemain.
Cela m’a permis de mesurer réellement la difficulté d’enchaîner un entraînement tous les jours avec un même rythme et en haute montagne.

Puis quelques mois plus tard, en Novembre, les nouveaux vélos sont arrivés à Tours. Lorsque Lionel m’informe de la date de montage de ceux-ci, je ne me suis pas fait prié pour poser deux jours et d’aller sur place avec Lionel, Marcel et Guillaume, mécanicien chez Véloland où nous nous sommes mis à l’œuvre pour le montage des vélos. Quelle satisfaction de pouvoir les assembler tout en les contemplant. Tout ce qui était abstrait devenait concret.
Ceci nous rapproche de la date du départ.



Après les entraînements de fond sur route depuis 11 mois, je vais maintenant m’entraîner ainsi que toute l’équipe sur des chemins rocailleux, toujours programmés par Lionel, en prévision du stage sur les pavés du Nord.
Le 6 décembre je découvre avec l’équipe les maillots, les cuissards et les vestes qui nous sont remis juste avant de partir pour la Tranchée d’Arenberg. Là bas des journalistes de FR3 Normandie nous attendaient pour faire un reportage sur le raid et notre préparation. Je ne pensais pas être interviewé. Ce fut pour moi une première. C’est impressionnant mais en même temps il faut garder les pieds sur terre et tout relativisé. Ce stage m’a montré aussi que l’entraînement sur les pavés ou les chemins rocailleux n’est pas de tout repos. Ce n’est pas comme dans les Alpes où j’ai travaillé le fond et l’altitude, là c’est la souffrance articulaire et répétitive qui est usante et cela n’a rien à voir avec l’entraînement sur route (70 kms en chemin rocailleux équivaut au double sur route).



Je terminerai par un point important : l’envoi d’un mandat de 16 769.00 euros à l’association Hogar de Cristo par Lionel car c’est pour moi la finalité et le but de ce raid : savoir que des enfants, des personnes âgées vont pouvoir se soigner grâce au travail de toute une équipe, j’ai vraiment hâte d’être là-bas pour les rencontrer et faire partager toute cette aventure aux personnes qui nous ont suivis, aidés et soutenus jusqu’à maintenant.

A bientôt. Joël.

 

 

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