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La Grande Dame des Andes" : l'actualité
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Les raiders font le point
après un an de travail (2) : Joël
Que de chemin déjà parcouru depuis
12 mois : entre les entraînements, la vente des tee-shirts,
la rencontre avec les écoles, les soirées pour
l’entraide, les gens des régions traversées
avec leur culture et leur sympathie.
Je ne vais pas tout vous raconter ; je
vous invite à aller dans les archives du site.
Je vais vous ressortir quelques points forts
de mon aventure :
Au début, je ne savais pas trop où Lionel voulait
en venir ; il partait sur des sujets importants puis sur
d’autres tout aussi importants concernant le raid. Petit
à petit, tout s’embrique comme un grand jeu de
Légo. C’est là que je me suis aperçu
de son professionnalisme sur la préparation et l’organisation
d’un raid.
Lors de l’entraînement dans les Hautes-Alpes, je
ne pensais pas souffrir comme les autres du fait de mes acquis
dans le sport et de ma condition physique. Lionel s’en
est aperçu et m’a demandé de continuer l’entraînement
avec lui pendant que les autres raideurs allaient au campement.
Et là j’ai compris où il voulait en venir :
me donner une charge supplémentaire pour acquérir
la même souffrance et être sur le même pied
d’égalité que mes amis.
Je n’avais jamais monté l’Isoard trois fois
dans la même journée, ni accédé au
sommet du Lautaret et du Galibier le lendemain.
Cela m’a permis de mesurer réellement la difficulté
d’enchaîner un entraînement tous les jours
avec un même rythme et en haute montagne.
Puis quelques mois plus tard, en Novembre,
les nouveaux vélos sont arrivés à Tours.
Lorsque Lionel m’informe de la date de montage de ceux-ci,
je ne me suis pas fait prié pour poser deux jours et
d’aller sur place avec Lionel, Marcel et Guillaume, mécanicien
chez Véloland où nous nous sommes mis à
l’œuvre pour le montage des vélos. Quelle
satisfaction de pouvoir les assembler tout en les contemplant.
Tout ce qui était abstrait devenait concret.
Ceci nous rapproche de la date du départ.

Après les entraînements de fond sur route depuis
11 mois, je vais maintenant m’entraîner ainsi que
toute l’équipe sur des chemins rocailleux, toujours
programmés par Lionel, en prévision du stage sur
les pavés du Nord.
Le 6 décembre je découvre avec l’équipe
les maillots, les cuissards et les vestes qui nous sont remis
juste avant de partir pour la Tranchée d’Arenberg.
Là bas des journalistes de FR3 Normandie nous attendaient
pour faire un reportage sur le raid et notre préparation.
Je ne pensais pas être interviewé. Ce fut pour
moi une première. C’est impressionnant mais en
même temps il faut garder les pieds sur terre et tout
relativisé. Ce stage m’a montré aussi que
l’entraînement sur les pavés ou les chemins
rocailleux n’est pas de tout repos. Ce n’est pas
comme dans les Alpes où j’ai travaillé le
fond et l’altitude, là c’est la souffrance
articulaire et répétitive qui est usante et cela
n’a rien à voir avec l’entraînement
sur route (70 kms en chemin rocailleux équivaut au double
sur route).

Je terminerai par un point important : l’envoi d’un
mandat de 16 769.00 euros à l’association
Hogar de Cristo par Lionel car c’est pour moi la finalité
et le but de ce raid : savoir que des enfants, des personnes
âgées vont pouvoir se soigner grâce au travail
de toute une équipe, j’ai vraiment hâte d’être
là-bas pour les rencontrer et faire partager toute cette
aventure aux personnes qui nous ont suivis, aidés et
soutenus jusqu’à maintenant.
A bientôt. Joël.
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