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La Grande Dame des Andes" : l'actualité
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15
Décembre 2003
2ème journée dans la tranchée d'Arenberg

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Dimanche 7 h. Certains raideurs ont du mal
à se brosser les dents. Les vibrations des pavés ont fait des
dégâts aux poignets, aux épaules, avec le frottement les fesses
ont brûlé. Mais lorsque Joël et Marcel amènent le pain et le
journal régional " La Voix du Nord " et lisent page 2 : "Aventuriers
au grand cœur. Arenberg vibre pour la Cordillère" tout le monde
est gonflé à bloc pour aller saluer encore une fois le pavé
mythique du Nord. Lionel a réservé un programme chargé : un
aller-retour dans la tranchée d'Arenberg - Drèves des Boules
d'Hérin - 2 400 m, suivi du pavé d'Haveluy - 2 500 m. Ce qui
est difficile pour les raideurs, c'est de trouver les pavés.
Avec beaucoup de gentillesse les habitants leur montrent le
chemin et certains n'hésitent pas à monter dans leur voiture
pour les y emmener. En plus, depuis la parution de l'article
les raideurs sont reconnus et chaleureusement encouragés.
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Thomas se transforme en infirmier. Depuis le
début de l'entraînement Lionel ne peut s'asseoir sur la selle,
il ne peut pédaler qu'en danseuse. Ceci est dû au frottement
de la selle, la fesse droite est brûlée. Thomas lui a mis un
pansement renforcé de 7-8 compresses. Lionel en voit les bienfaits
tout de suite car il peut à nouveau pédaler assis. Marcel lui,
souffre du froid aux mains, et enivré par les pavés il en a
mal au crâne. Joël lui, souffre des articulations aux mains,
tandis qu'Aymeric a mal aux bras (il les sent " flotter " transformés
en testicules, les vraies sont-ils encore là ?) . Quand à Pascal,
malgré un certain âge, il souffre de ses poignés, ce qu'il ne
l'empêche pas d'être toujours aux avants postes.
L'entame du dernier tronçon " Hornaing à Wandignies-Hamage ",
de 3 700 m, le plus long se fait, malgré un froid vif -7°, sous
un soleil aussi chaleureux que les cœurs des gens du Nord. Il
reste une petite vingtaine de kilomètres sur l'asphalte à un
rythme élevé afin de décontracter les muscles. Chaque raideur
a pu s'apercevoir que la charge de travail effectuée sur les
pavés et de surcroît répétée deux jours consécutifs est fatigante.
Mais grâce à leur parfaite condition, le corps encaisse, chapeau
! Tous quittent le Nord avec regret mais ont hâte de voir leur
exploit à 19 h au journal régional.

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