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"
La Grande Dame des Andes" : l'actualité
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12
décembre 2003
Stage dans la tranchée
d’Arenberg
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Les raideurs équipés pour
la première fois de leurs tenues officielles et de
leurs nouveaux compagnons flambants neufs partent pour l’enfer
du Nord, les pavés du mythique « Paris –
Roubaix ».
Samedi matin à quatre heures après une très
courte nuit de sommeil qui suivit la réunion de la veille
à la MJC de Rouen, Lionel distribue les tenues officielles.
Cuissards, maillots et vestes thermiques. Maintenant ils palpent
du concret ! C’est du sérieux, c’est
professionnel ! Et sur la remorque, chaque compagnon (les
vélos) porte le prénom d’un raideur. Eux
aussi sont prêts à en découdre sur les pavés
du Nord !

Vers 9h nous retrouvons à Cambrai les journalistes de
France 3 Haute Normandie venus suivre les raideurs. Après
être passés à la boulangerie pour se sustenter
par un solide petit déjeuner les raideurs stoppent la
Marcelmobile devant le premier pavé de la tranchée
d’Arenberg sur la commune de Wallers. Brouillard, pluie
fine, route boueuse et froid d’hiver plantent le décor.
Premier obstacle, la barrière de la tranchée protège
la forêt domaniale des engins motorisés. Un journaliste
obtient du responsable de l’Office National des Forêts
de leur permettre d’accéder à la tranchée,
voie mythique ouverte une seule fois l’an pour le fameux
« Paris - Roubaix » d’avril et exceptionnellement
accessible ce matin à la voiture des journalistes. Il
faut remercier au passage ce garde forestier venu ouvrir le
cadenas. Après un léger échauffement de
quelques kilomètres sur le lisse bitume des routes ainsi
qu’un calage pour les prises de vues avec les techniciens
de France 3, le départ est donné pour 48 kilomètres
de tressautements façon marteau piqueur.

Surprise pour tout le monde, ça secoue vraiment beaucoup.
Le vélo tressaute dans tous les sens et pas question
de tenir le compagnon d’une seule main car ce matin, en
plus, le pavé est glissant ! La préoccupation
première est de garder l’équilibre (lors
de la course Paris – Roubaix, plusieurs professionnels
dont Museuw sont partis directement à l’hôpital
car les pavés ne sont pas réguliers, mais ils
sont plutôt pointus et crevassés) . Pendant ce
temps là, le journaliste dit « moteur »
à son cameraman.
Passé la surprise le défi reste entier. Il faut
rouler et rouler encore. C’est infernal (c’est l’enfer
du Nord) mais les raideurs ne se découragent pas, ils
veulent en découdre et leurs compagnons - les vélos
– flambants neufs répondent aux moindres de leurs
sollicitations. Il fait froid mais après 3 kilomètres
certains ont chaud. C’est vraiment du corsé ce
matin. Pendant ce temps là les prises de vues s’interposent
discrètement au passage, quand soudain, une crevaison.
Réparation. Puis Lionel et Pascal échangent leurs
compagnons. Pascal pour la première fois fixe ses chaussures
aux cales automatiques. Et à l’arrêt c’est
fatal : la chute. Rien de grave.
Thomas dernier raideur, sélectionné en septembre,
arrivé tout spécialement de St Etienne en Dévoluy
(dans les Hautes-Alpes) pour le week-end et ce, malgré
un travail chargé avec ses études ; est là,
discret et efficace, l’appareil photo à la main.
Clic clac. Richard de « la Voix du Nord »
arrive pour une interview. L’article paraîtra au
journal demain.
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| Interview
du groupe par Richard pour « la voix du
Nord ». |
A la fin de l’entraînement Laurent, ex photographe
professionnel, cameraman, tire plusieurs clichés de l’équipe
sur les pavés. Devant les raideurs ayant mis pieds à
terre vers 16 h se dresse la mine du Nord où Emile Zola
est venu s’inspirer pour écrire Germinal. C’est
à cette même mine de Wallers que fût tourné
le film du même nom par Claude Berry avec entre autre
l’acteur chanteur Renaud.
Fatigués, fourbus, réfrigérés, les
raideurs retrouvent le calme plat du bitume des routes jusqu’à
une station de lavage pour les compagnons méconnaissables
de boue.


François Verly essaye le nouveau
vélo mais il ne se risque pas sur les pavés, il
préfère le bitume…
Devant le vent froid, la brume, la nuit qui s’installe
et surtout certains raideurs étant encore non équipés
de duvets –15°, Lionel décide de faire passer
la nuit au chaud.
Demain il faudra être frais, comme le temps qui s’annonce,
sec mais avec un thermomètre près de moins 5°.
C’est devant un plat de pâtes que les raideurs se
racontent leurs sensations et par moments leurs frayeurs.

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