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Le
chuchotement de la Grande Dame des Hautes-Alpes, ils ont
du y penser à leur sélection et aux premiers
entraînements où lon faisait 30 km
dans le givre quand les routes étaient à
peine praticables ou sous la pluie froide. Ils me demandaient
: " Est-ce quon peut sarrêter une
demi-heure ? ". Systématiquement, je leur
répondais " non "
Il y a ceux qui nont pas supporté mon caractère
intransigeant, les entraînements et les charges
répétées du week-end (cest
moins de disponibilité à consacrer à
sa famille) et qui ont préféré partir.
Il a fallut aussi que je me sépare de deux personnes,
non pas, parce quelles étaient désagréables
au groupe mais parce que, vu mon expérience, il
était impossible que ces personnes-là donnent
le meilleur delles-mêmes aux autres. Cela
a troublé les raideurs. Même pour moi, cela
a été une décision difficile à
prendre, mais je lai fait pour le groupe car je
sais que, dans la Grande Dame des Andes, il faudra donner
100 % de son énergie, de son mental pour aider
les autres.
Voir le groupe après 4.500 km dentraînement
vouvoyer la Grande Dame des Hautes-Alpes, chuchoter avec
le Galibier, lIzoard, le Noyer et 13 autres cols,
avoir un bon esprit durant les 8 jours de stage, faire
une répétition (montage des tentes et charges
qui incombent au groupe) dans la bonne humeur, me ravie.
Je suis fier deux, mais il nous reste encore du
travail, aussi bien physiquement que dans lacquisition
de la vie en groupe. Je suis apaisé, car je sais
quils en sont capables.
Ils enchantent et émerveillent la population quand
ils parlent avec elle de leurs exploits. La Presse leur
rend hommage et nos compatriotes sont généreux
dans lopération dentraide en nous achetant
des t-Shirts. Nous avons la confiance de nos partenaires
privés et institutionnels.
Notre pays est confronté à des difficultés
économiques, alors, nous devons être fiers
et donner le meilleur de nous-même pour être
à la hauteur de tous ceux qui nous font confiance.
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